"Comme d'habitude, nous sommes les grands oubliés", a déclaré le président de la Fédération belge des prestataires de mariage, Alexandre Hames, à l'issue du Conseil national de sécurité de jeudi. Si les réceptions organisées après des funérailles pourront accueillir jusqu'à 50 personnes dans le respect des règles en vigueur dans l'horeca, le CNS n'a pas assoupli les mesures pour les mariages.

"Nous sommes toujours bloqués à 10 personnes, sans pouvoir proposer de repas, alors que l'horeca tourne avec des terrasses bondées", dénonce Alexandre Hames.

Autoriser les mariages en les limitant à 10 personnes revient pour lui à imposer la fermeture. "Si le gouvernement nous laisse ouverts, c'est pour ne pas devoir nous verser d'aides. C'est de l'hypocrisie", avance-t-il, précisant que le secteur a connu 95% d'annulations cette année. "Nous estimons qu'un tiers du secteur sera en faillite l'année prochaine."

La fédération demande d'ouvrir un dialogue avec les autorités sur les protocoles à adopter. "Nous découvrons notre sort au CNS, sans être dans un dialogue constructif comme d'autres secteurs le sont. Nos demandes n'aboutissent jamais", se plaint le fondateur de la fédération.

"Notre secteur dispose de grandes salles tout à fait adaptées. Nous avons des protocoles clairs qui permettent la distanciation physique", défend-il. Des loueurs de salles et "wedding planners" pourraient faire respecter les mesures de sécurité, propose-t-il. "Les tables peuvent être espacées et regroupées par bulles. Nous pourrions même envisager de faire des tests sérologiques à l'entrée", ajoute-t-il.

La Fédération belge des prestataires de mariage a été fondée pendant la crise du Covid-19 et rassemble 500 prestataires jusqu'à présent.