Le conseil national de sécurité et le SPF santé publique ont fait part, ce lundi 20 avril, des dernières évolutions de l'épidémie de coronavirus en Belgique au cours de leur traditionnel point presse. Emmanuel André, porte-parole fédéral de la lutte contre le Covid-19, a rapporté des chiffres qui "attestent de la diminution de la propagation du virus". Selon le scientifique, le pic pourrait avoir été passé.

Pour illustrer à quel point les efforts des Belges ont été essentiels dans ce combat (encore inachevé), les experts ont dévoilé un graphique réalisé par l'Université d'Hasselt. Le schéma présente deux scénarios: celui que nous aurions pu rencontrer, en termes d'hospitalisations, sans les mesures strictes adoptées dans le courant du mois de mars et celui qui aurait pu se produire si le confinement avait été levé mi-avril. Comme on peut le voir, les deux courbes sont bien distinctes de celle que nous observons actuellement en Belgique.

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"À la mi-mars, nous étions face à une courbe qui démarrait de façon très forte et tous les efforts que nous avons faits nous ont permis de l'aplatir", a expliqué Emmanuel André. Les règles de distanciation sociale ont ainsi permis d'échapper au premier scénario (dans lequel la courbe continue de grimper de façon importante). Le fait de les avoir maintenues a enfin permis d'éviter à la Belgique de connaître une nouvelle hausse d'hospitalisations, se traduisant par une courbe repartant vers le haut. “Si nous avions, à ce moment-là, décidé de ne plus prendre aucune mesure, ce qui n’est pas imaginable en ces temps, nous aurions à nouveau eu un redémarrage exponentiel”, a détaillé le porte-parole fédéral de la lutte contre le Covid-19.

Si ces deux schémas qui prouvent que les actes posés par les Belges ont eu un réel impact sur l'épidémie sont encourageants, ils attestent également de la nécessité de continuer à se plier aux règles en vigueur pour lutter au mieux contre le covid-19.