Selon les chiffres provisoires rendus publiés ce matin par l'Institut de santé publique Sciensano, la moyenne des nouvelles infections quotidiennes se maintient au-dessus des 2.000 avec près de 2.017,7 cas de Covid-19 dépistés en moyenne par jour entre le 9 et le 15 janvier.

"Actuellement, nous observons une diminution légère des moyennes hebdomadaires. Une tendance qui, nous le pensons et l'espérons, va se poursuivre dans les jours à venir", commente Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral. "Depuis la fin de la deuxième vague, on se trouve actuellement au niveau des nouvelles contaminations dans un plateau, aux environs de 2000 à 3000 contaminations par jour". Si les chiffres belges sont meilleurs que ceux de nos pays voisins, Yves Van Laethem souligne l'équilibre fragile de la situation et l'impact sur les soins de santé "toujours trop élevé actuellement".

Avec la reprise scolaire et du travail, la mobilité a à nouveau augmenté en Belgique. "Pratiquement inévitablement, nous nous attendons donc à avoir un peu plus de cas dans ce contexte-là", précise Yves Van Laethem, avant d'insister sur l'importance du télétravail, toujours obligatoire dans notre pays.


La diminution du nombre de nouvelles contaminations est très marquée en province de Namur, avec près de -21%. Dans les provinces du Limbourg et de la Flandre occidentale, c'est la situation inverse qui se remarque puisque l'on note une augmentation de 8% et 2% respectivement. Selon l'expert, "ces augmentations régionales sont essentiellement liées à des foyers constatés dans des maisons de repos et des hôpitaux."

En ce qui concerne les hospitalisations, 116 nouveaux patients ont été admis chaque jour entre le 12 et le 18 janvier. Cela représente une diminution de 9 % par rapport à la semaine précédente. "Il faut cependant noter que dans la région de Bruxelles, les provinces du Limbourg, de la Flandre orientale et du Brabant Wallon, on a eu une petite augmentation des hospitalisations", ajoute le porte-parole interfédéral.


Le point sur les variants

Yves Van Laethem a également fait le point sur les variants du coronavirus. Malgré les foyers médiatisés liés aux nouveaux variants, la situation est sous contrôle. "Globalement, l'évolution des foyers épidémiques dans le pays est toujours favorable. Le nombre de foyers et la taille des foyers diminuent encore légèrement", affirme l'expert.

"Jusqu'à dimanche inclus, le centre national de référence de la KUL a détecté 91 variants britanniques et 7 variants sud-africains. Ce chiffre va indubitablement continuer à augmenter", assure l'expert. "Il est actuellement partiellement biaisé par le fait que la recherche de ces variants se fait principalement sur des échantillons plus suspects, soit parce que les personnes reviennent de voyages, soit parce que le profil de la PCR est un peu particulier et indique qu'il pourrait s'agir d'un des variants en question", commente Yves Van Laethem. Actuellement, ces variants représentent moins de 5% des souches isolées dans notre pays.


"Actuellement, on estime à peu près, après plusieurs études, à un risque supplémentaire de 40% de contagiosité induit par les variants en question", précise Yves Van Laethem. Mais si ces variants inquiètent, le porte-parole interfédéral insiste sur le fait que cette évolution est tout à fait normale. "Des variants naissent chaque jour dans le monde et d'autres, probablement, pourraient être aussi ou plus contagieux que les variants dont on parle actuellement", explique-t-il.

Selon Yves Van Laethem, les mesures de protection utilisées actuellement restent valables face à ces nouveaux variants. "La triade du testing, du tracing et de la quarantaine reste l'arme fondamentale", déclare l'expert. "Cela reste des outils fondamentaux et nécessaires quel que soit le type de coronavirus, nouveau variant ou ancienne souche".

Avancement de la vaccination en Belgique

Dirk Ramaekers, le président de la Taskforce vaccination était présent afin de faire le point sur l’avancée de la vaccination en Belgique. La vaccination se poursuit au sein des maisons de repos. Elle a débuté également dans les hôpitaux : 86.000 prestataires de soins seront vaccinés, dès cette semaine, avec le vaccin Pfizer. Le vaccin Moderna, quant à lui, a commencé à être administré ce lundi : 8.000 doses sont prévues pour cette première semaine. Un hôpital pilote a été désigné dans chaque région.


"Nous insistons cette fois encore sur la particularité de cette vaccination. Le processus complexe exige un temps d'apprentissage pour être effectué dans les règles, depuis le stockage et la décongélation, jusqu'à l'administration du vaccin", précise Dirk Ramaekers.

Depuis le lancement de la campagne de vaccination, jusqu'à dimanche dernier, plus de 100.000 personnes ont été vaccinées. Cela représente 35% du groupe cible de la phase 1A (résidents de maison de repos, personnel des hôpitaux et en première ligne). "La prochaine étape, 1B, permettra de vacciner tous les citoyens de 65 ans et plus, et les personnes porteuses d'une affection chronique", précise le président de la Taskforce vaccination.