Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 en Belgique s'élevait à 605,7 par jour en moyenne au cours de la période de sept jours allant du 4 au 10 août, ce qui représente une augmentation de 9% par rapport à la période de sept jours précédente

Comme l'explique Frédérique Jacobs, porte-parole interfédérale, "cela confirme un ralentissement de l'augmentation". "Nous observons toujours le plus grand nombre de cas dans la province d'Anvers, avec plus de 1300 cas, soit un tiers de tous les cas en Belgique. Mais on constate comme les jours précédents, une diminution régulière. Aujourd'hui, la baisse était de 3% par rapport à la semaine précédente".

Le plus grand nombre de nouveaux cas est observé à Bruxelles, avec 750 nouveaux cas. "Ce nombre continue à augmenter, il double toutes les deux semaines."

C'est toutefois la Flandre occidentale qui compte le plus de nouveaux cas par rapport à la semaine précédente "mais ce sont de petits chiffres en nombre absolu. 240 cas la semaine dernière. Une partie importante de ces chiffres provient d'une contamination dans une usine de viandes."

Dans les autres provinces, on constate des évolutions favorables. A Liège, il y a une baisse de la moyenne hebdomadaire.


Au niveau des hospitalisations, on continue à avoir une augmentation régulière, en moyenne 33 admissions par jour. Il y a un mois, on était à 10 par jour.

Alors qu'on avait 2 à 3 décès (parfois des pics à 5 décès), on constate une forte augmentation du nombre de décès depuis le début de la semaine. Avec 11, 13 et 9 décès observés les trois premiers jours de la semaine. Les trois-quarts des personnes décédées sont des résidents de maisons de repos et de soins. Ces décès ont lieu pour la plupart dans la province du Hainaut et d'Anvers. "Il faut remarquer que cette augmentation coïncide avec la vague de chaleur et avec des concentrations d'ozone extrêmement élevées. Chaleur et ozone peuvent affecter les personnes âgées. Ces deux facteurs ont joué conjointement un rôle pour expliquer un pic de mortalité. Nous ne savons pas lequel de ces facteurs a contribué au décès."


Quid des enfants et de l'école?

On sait que le nombre total de cas confirmés chez les enfants est faible. Les enfants sont moins testés que les adultes et le test est proportionnellement moins souvent positif que chez les adultes. Le taux de positivité chez les enfants est de 1,8%, contre 6,3% chez les adultes. Le nombre de tests effectués est le plus élevé chez les enfants de moins d'un an. Et le taux de positivité est plus élevé chez ces enfants-là et ceux à partir de 13 ans.


Au total, 378 cas ont été signalés à l'école dont 270 élèves et 108 membres du personnel. 69% des cas ont été notifiés après le 15 mai, le moment où les cours ont progressivement repris en présentiel. La conséquence de la détection de ces cas positifs est la mise en quarantaine préventive de 4715 personnes. Il s'agit de 94% d'élèves et de 6% des enseignants. Dans ces circonstances, le nombre d'infections secondaires (personnes détectées positives après relation avec un contact à l'école) est seulement de 1%. Cela représente 11 membres du personnel et 36 élèves.


Que retenir de tout cela? Les enfants développent moins souvent des symptômes que les adultes. Les infections secondaires surviennent moins souvent à l'école qu'à la maison. Les enfants développent rarement des complications sévères. S'ils doivent être hospitalisés ils restent généralement peu de temps à l'hôpital.


Les questions/réponses aux experts

Quel est votre avis concernant la rentrée des classes. Faut-il que tous les élèves rentrent à l'école en septembre?

Nous pensons qu'il est important que les enfants puissent retourner à l'école, sur le plan de l'éducation et sur le plan psychologique. Du côté francophone, Caroline Désir va rassembler aujourd'hui les acteurs de l'enseignement pour fixer les modalités de cette rentrée scolaire. En se basant notamment sur les avis du groupe d'experts qui en a fourni.


Y aura-t-il bientôt un élargissement de la bulle de 5?

Cette décision revient au Conseil national de sécurité. En attendant, il faut qu'on continue à respecter cette mesure car c'est en la respectant qu'on va agir sur la courbe. Et c'est en infléchissant la courbe que la mesure pourra être éventuellement assouplie.