Le porte-parole interfédéral, Yves Van Laethem, le confirmait ce vendredi 2 avril: la Belgique aurait atteint le pic de la troisième vague au niveau des contaminations. La moyenne quotidienne du nombre d'infections diminue depuis lors à l'échelle du pays. Ce lundi 5 avril, elle s'élève à 4.436 contaminations, ce qui représente une diminution de 6% par rapport à la période de sept jours précédente. Mais qu'en est-il à l'échelle provinciale ?


Selon les données de Sciensano publiées ce lundi matin, il n'y a que trois provinces qui voient encore leur moyenne de contaminations quotidiennes augmenter. Il s'agit du Limbourg (+3,3%), du Luxembourg (+8,2%) et de Liège (+22,4%). Ailleurs, ce sont bien des diminutions qui sont rapportées. La plus importante est enregistrée en Flandre Occidentale (-17,6%). Elle est suivie par Namur (-11,4%), le Brabant flamand (-11,1%), Anvers (-10,4%) et Bruxelles (-9%).

© Sciensano

Si l'on s'intéresse à l'incidence (le nombre de personnes testées positives par 100.000 habitants sur les 14 derniers jours), c'est Namur qui affiche le taux le plus important (994). La province de Namur est suivie par le Luxembourg (766), Bruxelles (644), le Hainaut (639) et le Brabant wallon (623). C'est Liège qui enregistre la plus faible incidence (392). 

Le biostatisticien Geert Molenberghs (KULeuven/UHasselt) s'est réjoui, auprès de nos confrères de Het Laatste Nieuws, de la baisse des contaminations qui prouve "que l'on va dans la donne direction". Il a toutefois manifesté son inquiétude quant à un indicateur qu'il s'attendait à voir baisser, mais sans succès. Il s'agit du taux de positivité - qui représente le nombre de tests qui s'avèrent positifs sur le nombre total de tests réalisés -, qui demeure à 7,8% à l'échelle de notre pays. Ce qui interpelle l'expert, c'est de ne pas voir ce nombre diminuer en même temps que les infections. Selon M. Molenberghs, cela pourrait être le signe que l'on a moins testé en Belgique ces derniers jours. C'est cette diminution du testing qui expliquerait dès lors la baisse des contaminations. "C'est quand le taux de positivité commencera à baisser, que nous saurons que la tendance à la baisse est réelle", a-t-il ajouté à HLN, estimant que ce n'était qu'une question de jours avant que cela n'arrive. 

S'il s'est montré optimiste quant au fait que la Belgique était en train de "prendre le dessus sur cette troisième vague", il n'en a pas moins appelé à la prudence. Pour le biostatisticien, il est primordial de continuer à respecter scrupuleusement les mesures sanitaires, non seulement pour faire baisser les hospitalisations qui restent à un niveau important, mais également pour ne pas mettre en péril les assouplissements du mois de mai.