Pour commencer cette première conférence de presse de 2021, le porte-parole interfédéral Steven Van Gucht adresse ses vœux de bonne année aux citoyens belges. "Ce sera une année de changements positifs. Progressivement, les possibilités et les perspectives se multiplieront."

"Nous avons parfaitement géré les vacances de Noël", ajoute le porte-parole interfédéral. "Il y a moins d'admissions, de décès et d'infections. Les chiffres continuent de baisser prudemment. Nous devons poursuivre les efforts. Notre motivation à persévérer sera notre arme la plus importante".

Chiffres en baisse

En moyenne 1.581 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés, soit un recul de 14% par rapport à la période de calcul précédente. Globalement, la diminution des nouvelles contaminations peut s'expliquer de différentes manières. "L'une d'elles c'est que l'on a pratiqué moins de tests", explique Yves Van Laethem. Pendant les vacances, il y a eu environ 30% de tests pratiqués en moins. "Avec le retour à la vie actuelle, on s'attend à ce qu'il y ait une augmentation du nombre de tests pratiqués", ce qui pourrait se traduire par une baisse moins rapide du nombre de contaminations.


En ce qui concerne le nombre de nouvelles contaminations, les chiffres sont en baisse dans presque toutes les provinces. Le nombre le plus élevé de nouveaux cas se trouve à Anvers. S'en suivent la Flandre orientale et la Flandre occidentale.


Le nombre d'hospitalisations diminue également. Selon Yves Van Laethem, si cette tendance à la baisse se poursuit, "nous pourrions atteindre le seuil des 75 admissions à l'hôpital par jour quelque part au début du mois de février". Contrairement à cette tendance à la baisse, de légères augmentations des hospitalisations ont été remarquées, dans trois provinces : le Brabant Wallon, la province de Liège et en Flandre Occidentale.


La situation dans les maisons de repos continue à s'améliorer. "Le nombre de foyers importants a diminué dans toutes les maisons de repos du pays", explique Yves Van Laethem.


Il y a également une diminution du nombre de décès liés au covid-19.


Concertation citoyenne

Une concertation citoyenne a été organisée par les autorités sanitaires. Pour l'occasion, 103 Belges ont été sélectionnés sur base de plusieurs critères (appartenance linguistiques, âge, sexe, etc) afin de débattre et de s'exprimer à propos de différents sujets liés à la crise sanitaire. "Presque tous les participants se posaient des questions sur trois grands domaines : la rapidité de développement des vaccins, les incertitudes concernant les effets secondaires à long terme ou encore la durée de l'immunité induite par la vaccination", détaille Yves Van Laethem. Des inquiétudes face au rôle des entreprises pharmaceutiques dans la sélection des vaccins ont également été exprimées.


Seule une minorité des participants aurait souhaité une vaccination obligatoire. Deux camps semblent se dessiner au sein des personnes consultées. Pour le premier, la vaccination ne doit pas permettre d'avoir accès à des privilèges particuliers. Cette situation impliquerait, de facto, une obligation et mènerait, selon ce groupe, à une discrimination des personnes non-vaccinées. Pour l'autre groupe, le choix de ne pas accepter de se faire vacciner, après avoir été informé, doit impliquer d'accepter les conséquences. Ce groupe est en faveur d'un "certificat de vaccination", qui pourrait entrer en vigueur dans certaines situations. Cependant, le groupe admet qu'une telle décision ne doit pas avoir d'impact sur les libertés fondamentales, y compris donc à l'accès aux soins essentiels.

"Nous savons tous que la vaccination en Belgique se fera sur base volontaire", a rappelé le porte-parole interfédéral. "Nous savons tous qu'elle est une vaccination qui sera gratuite et nous savons tous qu'il n'y a aucun privilège spécial octroyé aux personnes vaccinées dans le contexte actuel".

"Plus de personnes se feront vacciner, moins il y aura de transmission du virus, moins il y aura de personnes hospitalisées dans des circonstances plus ou moins sévères. Plus la vaccination prendra une place importante, plus il sera facile de voir apparaître les perspectives d'assouplissement qui seront valables pour tout le monde, et je pense que ceci est un argument auquel nous devons tous réfléchir", explique Yves Van Laethem.

Nouveaux variants

"Nous avons de bonnes nouvelles sur ce point-là. La Belgique a détecté durant le mois de décembre 4 cas de variant britannique", explique Yves Van Laethem. Ils ont été retrouvés en Flandre, mais ces cas sont restés les seuls. Les personnes contaminées ne s'étaient pas rendues au Royaume-Uni, mais étaient proches de la frontière avec les Pays-Bas. Selon le porte-parole interfédéral, cela montre que "ce variant existe en Europe actuellement sans qu'il y ait de lien immédiat" avec le Royaume-Uni. 


Actuellement, le variant d'Afrique du Sud n'a pas été détecté dans notre pays. 

Si aucune mesure spécifique n'a été mise en place spécialement pour ces deux variants, Yves Van Laethem a insisté quant à l'importance du suivi des contacts, du respect de la quarantaine ainsi que l'application des gestes barrières.