“Nous sommes, pour les soins intensifs, devant une stagnation, et même depuis quelques jours sur une légère augmentation", a déclaré Yves Van Laethem. Mais à quoi cette "légère augmentation" est-elle due ?

Selon l'expert, il n’y a pas encore à ce jour une explication qui puisse "être suffisante". L'expert a malgré tout tenu à explorer deux pistes.

Tout d'abord, celle du variant anglais, accusé par certains d'être plus virulent. "On voit, dans beaucoup de pays comme en Angleterre ou d’autres pays européen, que le variant britannique prend de plus en plus de place", explique le porte-parole interfédéral. C’est également le cas chez nous : en effet, près de 37,4% des cas détectés en Belgique sont liés au variant britannique. S'il est donc fort probable que ce variant devienne dominant en Belgique, en raison de sa haute contagiosité, rien n'indique qu'il soit responsable de la hausse des patients en soins intensifs.

S’il s’agissait vraiment d’une virulence ou d’une agressivité plus importante du variant anglais, le seul significativement présent, on s’attendrait à avoir aussi d’abord une augmentation du total des hospitalisations. Or on n’a pas cette augmentation, on a une diminution lente des admissions globales”, continue Yves Van Laethem. Il n'y a donc actuellement pas de preuves que le variant britannique soit responsable de cette hausse. 

L'expert a également abordé une autre piste pour expliquer ce phénomène. Selon lui, "une possibilité d’explication est que dans les structures actuelles de nos hôpitaux, le séjour en soin intensif plus prolongé, ne fut-ce que pour des surveillances, puisse être plus facilement autorisé qu’au préalable". Les patients passeraient donc actuellement plus de temps dans les services de soins intensifs qu’ils n’y auraient passé si la pression avait été plus forte, comme en octobre.

Il faudra donc plus de données pour pouvoir analyser ce phénomène que les experts vont continuer à suivre avec attention.