La task force testing, présidée par le professeur Herman Goossens, discute actuellement d'un système qui permettrait un suivi supplémentaire des voyageurs revenant en Belgique et dont le test montre un variant du virus, a indiqué dimanche le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a). Le ministre a demandé samedi soir à Herman Goossens, Karine Moykens et Frank Robben de se réunir ce dimanche matin, a-t-il précisé lors de l'émission De Zevende Dag sur la chaîne publique VRT.

Concrètement, la task force testing doit mettre en place un système qui permettrait un suivi immédiat par l'inspection sanitaire des voyageurs chez qui un variant du virus, potentiellement plus contagieux, est détecté lors d'un test de dépistage PCR à leur retour de l'étranger.

M. Vandenbroucke a également expliqué la démarche en milieu de journée sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" de la chaîne privée RTL-TVi. "Lors d'un test PCR, on peut voir si le virus est un peu différent. On va lancer immédiatement, d'abord à Anvers, un système selon lequel dès que le laboratoire observe une variation, l'inspecteur de santé va contacter la personne testée, pour lui expliquer entre autres que la quarantaine est vraiment nécessaire", a-t-il dit.

Un test et une quarantaine sont déjà requis pour tous ceux qui reviennent d'un séjour de plus de deux jours en zone rouge. Mais de nombreux voyageurs admettent sans détour ne pas suivre les règles. Le ministre lance dimanche un nouvel appel à la population, indiquant "compter sur le sens civique de chacun". Avec les variantes du virus qui apparaissent à l'étranger, il y a un réel risque de ramener de vacances une souche potentiellement bien plus contagieuse que celle qui circule communément en Belgique, rappelle-t-il. La quarantaine prend alors tout son sens.

"Nous avons demandé aux Régions de renforcer les dispositifs pour soutenir mais aussi contrôler les gens qui doivent être en quarantaine. Ces personnes vont être appelées par un centre d'appels de traçage des contacts. S'il y a un problème, il y a deuxième appel. Si le problème persiste, le call center peut décider d'envoyer un agent de terrain qui va aider, c'est un facilitateur. En cas de refus, les bourgmestres reçoivent les données pour faire contrôler par la police" le respect de la quarantaine, a détaillé le ministre. Il souligne cependant que l'idée d'"assistance" prime sur le contrôle. "On n'est pas un Etat policier (...) C'est aussi un dispositif de soutien".

Depuis peu, les contaminations ré-augmentent. "Nous avons beaucoup moins testé durant les vacances de Noël, et maintenant on a de nouveau 25% de tests en plus", a relativisé Frank Vandenbroucke à la VRT.

© AFP