Le Comité de concertation l'a décidé ce vendredi : les salons de coiffure peuvent rouvrir le 13 février. Cette réouverture est cependant conditionnée à des mesures très strictes, dans le respect du protocole élaboré.

Il est notamment question d'un temps d'attente de dix minutes entre deux traitements pour pouvoir nettoyer et désinfecter. Exit la salle d'attente, les clients devront patienter à l'extérieur du salon. Tout passage devra être préalablement fixé sur rendez-vous. Et aucune limite de temps n'a été retenue pour la durée du passage.

Les coiffeurs devront aussi porter des masques chirurgicaux agréés CE (et non des FFP2 comme évoqué dans un premier temps). Ces protections devront être remplacées lorsqu'elles seront souillées, endommagées ou mouillées. Les coiffeurs seront également tenus de changer de masque après "quatre heures d'utilisation intensive" ou au plus tard après 8 heures.

Lors de précédentes discussions entre décideurs, il avait été question que les professionnels des professions de contact non médicales doivent subir un test chaque semaine. Il n'en en finalement rien. Le Comité de concertation recommande cependant un "dépistage répété" pour les coiffeurs et il invite les fédérations et les organisations sectorielles à "élaborer une proposition de tests répétitifs pour les employés qui travaillent dans des circonstances où plusieurs professionnels et plusieurs clients peuvent travailler ou être dans la même pièce en même temps".

Un même coiffeur pourra par ailleurs s'occuper de plusieurs clients à la fois, à condition évidemment que la superficie de la salle le permette et que les règles en vigueur soient respectées.

Une ventilation devra être assurée, en ouvrant par exemple portes et fenêtre. Le Risk Management Group (RMG) est occupé à finaliser un avis sur cet aspect. Le Comité de concertation charge le ministre du Travail et le ministre des Classes Moyennes et Indépendants de discuter de cet avis avec les représentants du secteur des professions de contact non médicales. Il y sera certainement question de la potentialité d'installer un détecteur de CO2. 

Les prestations de services à domicile restent quant à elles interdites.