L'institut scientifique de santé publique Sciensano a mis à jour mercredi ses recommandations pour les collectivités, soit les prisons, centres d'accueil de demandeurs d'asile et de sans-abri, dans le cadre de la pandémie de coronavirus.

Un test de dépistage est désormais préconisé pour tout nouvel arrivant au moment de son inscription dans la structure.

L'Administration pénitentiaire indique mercredi soir qu'elle a débuté cette semaine de tels tests sur les nouveaux détenus. Fedasil, de son côté, en fera de même dès vendredi et précise disposer de suffisamment de tests pour les deux à trois prochaines semaines. "Si du personnel médical est disponible", précise Sciensano, un test de dépistage pour le Covid-19 doit être réalisé pour tout nouvel arrivant, y compris asymptomatique, au moment de son inscription dans un établissement pénitentiaire, un centre d'accueil de demandeurs d'asile, un centre accueillant des sans-abri ou tout équivalent.

Si le résultat est négatif, il faudra faire un nouveau test après cinq jours, préconise l'institut de santé publique. Il est en effet possible que les personnes contaminées toujours en période d'incubation reçoivent un test négatif au coronavirus. "Une attention particulière doit être accordée aux mesures d'hygiène tant que le résultat du test n'est pas connu", ajoute Sciensano. Les visites restent interdites dans les prisons. Seules les personnes devant se rendre dans les établissements pénitentiaires pour raisons professionnelles, comme les policiers, les avocats, les aides-soignants... peuvent encore y entrer. Si les collectivités comptent deux cas confirmés de contamination au nouveau coronavirus, "les autorités régionales de la santé doivent être informées pour décider de nouvelles mesures et directives à prendre concernant le dépistage d'autres résidents et du personnel", recommande également Sciensano. Ces lignes directrices ne s'adressent pas aux maisons de repos et maisons de repos et de soins, qui bénéficient de recommandations spécifiques.