En raison de la propagation importante de la variante britannique à Dunkerque, les unités Covid-19 de la région sont sous pression. Mercredi, l'Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France a annoncé qu'elle travaillait à l'organisation de transferts de patients vers les hôpitaux belges. Cela concernerait principalement les hôpitaux de la région frontalière.

"Pour l'instant, il s'agirait d'un patient par hôpital belge. Nous pouvons encore y arriver car le nombre de patients reste stable ici pour le moment. Un véritable afflux de patients français ne serait pas envisageable", a précisé Delphine Deneir.

Les Hauts-de-France n'avaient plus recouru à de tels transferts vers l'étranger depuis novembre, quand "quelques patients", selon l'ARS, avaient été acheminés en Allemagne, vers l'hôpital de Münster.

La Voix du Nord rapportait mercredi que les taux d'incidence demeurent bien supérieurs à la moyenne nationale dans plusieurs zones de la région, notamment dans la Communauté urbaine de Dunkerque et la Communauté de communes des Hauts de Flandre, où ils s'élèvent respectivement à 785 et 687 cas pour 100.000 habitants, après une flambée épidémique attisée par le variant anglais.