"Nous contactons maintenant les personnes infectées beaucoup plus rapidement, mais certaines restent réticentes à communiquer leurs contacts", regrette-t-elle.

Parmi les personnes à haut risque, 96,5% ont pu être contactées, dont 88,5% avec succès. Cela signifie que les 8% de personnes restant ont pu être contactées mais qu'aucune donnée pertinente n'a été obtenue. Au cours du mois dernier, les agents de terrain ont effectué 6.922 visites à domicile. La coopération a été obtenue et les contacts ont été transmis dans la moitié des cas. 

"Le but est uniquement d'informer les personnes qui ont été en contact avec une personne infectée et de leur envoyer un code de prescription pour réaliser un test", rappelle Karine Moykens. "Il ne suffit pas d'informer vous-mêmes ces personnes. Nous ne serons pas en mesure de leur fournir un code qui leur permet de se faire tester immédiatement." "Les collaborateurs sont extrêmement discrets avec les données collectées. Les données ne sont jamais utilisées pour des sanctions", souligne-t-elle. 

Les laboratoires peuvent également mieux faire selon Karine Moykens: "Certains mettent encore trop de temps à donner leurs résultats ou transmettent des données incomplètes, ce qui entraîne un retard ou ne permet pas de contacter la personne concernée. Nous sommes en dialogue avec eux pour améliorer la situation." La porte-parole souligne aussi l'importance de se faire tester et de respecter une quarantaine au retour d'une zone rouge ou après un contact étroit avec une personne contaminée. Ces personnes reçoivent un code par SMS afin de réaliser un test et n'ont pas besoin d'une prescription. Elles doivent se faire tester, "même si elles n'ont pas de symptômes", insiste-t-elle. La liste des centres de prélèvements se trouve sur le site web info-coronavirus.be.