Comme prévu, les résidents des centres de soins résidentiels seront les premiers à être vaccinés dès ce lundi pour les premiers et à partir du 5 janvier pour les suivants. Cela peut prendre jusqu'à la fin du mois de février. À partir du mois de mars, ce sera ensuite au tour du personnel de première ligne, comme le personnel hospitalier. Car la phase 1A de la stratégie de vaccination comprend la protection des résidents des maisons de repos et de soins ainsi que du personnel soignant. Cette étape comprend également les foyers pour handicapés.

Dans la phase 1B, les patients à risque, tels que les personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes de plus de 65 ans, seront vaccinés. En termes de calendrier, cette phase se concentre sur le mois de mai, mais la vitesse dépend également de l'approvisionnement en vaccins. Seul le vaccin Pfizer est actuellement approuvé en Europe.

La 2e injection après 21 jours

Le vaccin Pfizer/BioNTech nécessite deux injections pour être efficace contre le coronavirus. La deuxième injection se produit après 21 jours avec un écart possible de trois jours avant ou après. "Si la vaccination doit être reportée, par exemple en raison d'une forte fièvre, la vaccination sera administrée le plus tôt possible après la guérison. Dans ce cas, le délai de 21 jours pourra être dépassé", explique le vaccinologue, Pierre Van Damme.

Si un résident d'un centre de soins résidentiels décide de ne pas se faire vacciner, il le pourra car la vaccination n'est pas obligatoire. "C'est un acte volontaire", rappellent les experts.

"Chaque résident pourra faire son choix. La question a déjà été posée pour le centre pilote et la grande majorité des résidents veulent se faire vacciner. Quelques-uns refusent mais, bien sûr, ils le peuvent", explique Dirk Ramaekers, directeur médical de l'hôpital Jessa à Hasselt.

Certaines personnes ont peur de possibles effets secondaires comme des réactions allergiques mais le vaccinologue Pierre Van Damme tient à rassurer. "Les allergies alimentaires, au latex, à la pénicilline ou le rhume des foins ne sont pas des contre-indications. Ce que nous surveillons de près, ce sont les personnes qui sont allergique aux composants du vaccin. Cela s'applique aussi à une personne qui a déjà réagi de manière anaphylactique à l'administration d'un autre vaccin dans le passé", explique-t-il.

Un médecin présent dans chaque centre pourra intervenir en cas de réaction allergique.