Tous les jours, lors de la conférence de presse organisée par les autorités belges, les experts du SPF Santé Publique répondent aux questions les plus fréquemment posées. Aujourd'hui, la Belgique a dépassé les 3000 décès depuis le début de la crise du coronavirus. Emmanuel André a toutefois tenu à préciser : "Parmi ces 3019 personnes, 57% sont décédées à l'hôpital. Ce sont donc des cas confirmés par diagnostic".

Fêtes religieuses perturbées

Benoît Ramacker a tenu a faire le point sur ce qui est permis ou non pour les différentes fêtes religieuses, souvent vues comme une occasion de rassemblement familial. Il a insisté sur le fait que les mesures doivent encore être respectées, même pendant cette période particulière. Les événements, dit-il, devront "être organisés de manière plus créative" : par internet, par exemple. Les responsables des lieux de cultes doivent veiller à ce que la distance physique y soit respectée. Enfin, les fêtes religieuses organisées avec des personnes du même foyer ne sont pas interdites : il est toujours possible d'organiser un bon repas et de célébrer ensemble.Il a également appelé les magasins d'alimentation à anticiper les pics pour éviter les rassemblements devant les magasins, ainsi qu'à s'organiser pour que la distance physique soit respectée au sein du magasin. 

L'accès à l'hôpital remis en question

Emmanuel André a tenu à rappeler que la décision d'hospitaliser un patient, quel qu'il soit, se fait sur base de plusieurs facteurs. "Il n'y a aucune raison de penser qu'une personne puisse se faire refuser une hospitalisation pour d'autre raisons ", a-t-il ajouté a propos de certaines personnes défavorisées atteintes de maladies mentales ou d'autisme qui se seraient vues refuser l'accès à l'hôpital.

La question des personnes âgées qui restent en maison de repos plutôt que d'être hospitalisée a également été abordée. "Aujourd'hui, il y a de la place dans les hôpitaux pour accueillir les personnes qui nécessitent une hospitalisation ". Si Emmanuel André reconnait que la situation est difficile dans les maisons de repos, principalement en raison de personnel malade ou indisponible, des solutions sont recherchées pour soulager la situation. Enfin, il a rappelé une nouvelle fois que quel que soit l'âge des personnes, une hospitalisation ne peut pas être refusée. Cependant, c'est "une décision qui se fait en famille et avec le médecin et parfois, le choix qui est fait est de ne pas hospitaliser", souligne-t-il.

Une application de traçage en Belgique?

En France, une application pour permettre aux personnes à risques d'être prévenue lorsqu'elle rentrent en contact avec des cas contaminés va probablement voir le jour. En Belgique, c'est une possibilité à laquelle les autorités réfléchissent. Le déconfinement sera un processus complexe et il nécessitera certains outils. Pour Emmanuel André, le traçage de cas positif est un élément nécessaire dans le cadre du déconfinement. "D'un point de vue technologique, nous instiguons une série de pistes et nous sommes déjà forts avancés pour proposer des solutions". Avant de préciser que "ces technologies devront s'accompagner d'un contexte épidémiologique, social et de l'infrastructure nécessaire". Ce sera probablement un outil à disposition.

Comment se porter volontaire?

Vu la situation difficile dans les maisons de repos du pays, les trois régions ont ouverts des plateformes permettant à la population de se porter volontaire. Que l'on aie des compétences médicales, certaines connaissances logistiques ou simplement envie d'aider, les différentes plateformes permettent aux volontaires de s'inscrire afin d'être appelés lorsque des maisons de repos ont besoin d'aide.