Selon Sciensano, l'Institut de santé publique, 102.295 contaminations au coronavirus ont été comptabilisées depuis le début de l'épidémie en Belgique. Le centre de crise et le SPF Santé publique ont de nouveau organisé une conférence de presse ce lundi pour débriefer les chiffres du coronavirus.

Les nombres d'infections dans les groupes des 10 à 19 ans et des 20 à 29 ans sont actuellement similaires mais le plus grand nombre de cas en chiffre absolu se trouve dans la tranche d'âge des 10-19 ans. Le groupe des 60 et plus connaît également une augmentation importante du nombre d'infections. "On peut donc s'attendre à des cas plus graves de la maladie", indique Boudewijn Catry en français, Yves Van Laethem n'étant pas là.


"Les augmentations de cas se poursuivent dans tout le pays. On constate des augmentations de 18% au Limbourg et de 103% à Namur, continue Monsieur Catry. Nous continuons à observer le plus grand nombre de cas en Région de Bruxelles-Capitale."

Le nombre de tests effectués au cours de la semaine dernière s'élève à près de 35 000 en moyenne, par jour. Le taux de positivité national a encore augmenté pour atteindre 3,7%. Il varie de 1,7% au Limbourg à 7,6% à Bruxelles.


Une augmentation significative du nombre de nouvelles admissions à l'hôpital est à constater. La semaine dernière, il y a eu en moyenne 45 admissions par jour. Soit une augmentation de 48% par rapport à la semaine précédente. C'est la première fois depuis le 21 mai que plus de 50 nouvelles admissions ont été signalées en une journée.

Le taux de mortalité continue à fluctuer de 2 à 3 décès par jour en moyenne. L'augmentation des nouvelles admissions ne se traduit pas pour l'instant en une augmentation des décès. "L'augmentaiton des infections et celle des hospitalisations ne doivent pas provoquer de la panique. Nous savons que le respect des règles sanitaires nous permet de contenir le virus", souligne Boudewijn Catry.


Benoit Ramacker, porte-parole du Centre de crise, rappelle que la situation sanitaire en Belgique évolue rapidement, comme dans d'autres pays. C'est pour expliquer correctement cette situation complexe qu'un point presse supplémentaire a été organisé ce lundi. "Les autorités suivent la situation de près depuis des mois et cette semaine une nouvel état des lieux sera fait lors du Conseil national de sécurité (CNS). Les décisions du CNS ne pourront être éfficaces que si nous agissons ensemble de manière solidaire. Chaque indivu est acteur de sa sécurité, de sa santé mais également de celle des autres."


Revivez la conférence de presse :