Frédérique Jacobs, qui remplace désormais Yves Van Laethem en tant que porte-parole interfédérale, a précisé que "l'évolution des chiffres n'est pas positive, tant dans le nombre d'admissions à l'hôpital que dans le nombre de nouvelles infections. Ces courbes ne vont pas dans la bonne direction, elles doivent redescendre le plus tôt possible. Au plus vite nous y parviendrons, au plus vite nous reprendrons la situation en mains".

Celle qui dirige la clinique des maladies infectieuses à l’hôpital Erasme a rappelé qu'en moyenne 328 personnes par jour ont été infectées entre le 19 et le 25 juillet, ce qui est une augmentation de 70% par rapport à la semaine précédente. 23 nouvelles hospitalisations ont aussi été comptabilisées en moyenne durant la même période. Elles ont presque doublé depuis la semaine dernière. 


"La situation est préccupante", a-t-elle alerté. "La diminution de nos contacts est la manière la plus efficace pour restreindre la propagation du virus. Ne rien faire entraînerait une accentuation du problème. Nous pouvons encore inverser la tendance. Suivez les mesures mises en place, faites preuve de bon sens et limitez vos contacts".


Pourquoi limiter ses contacts à 5 et pas à 10?

"C'est une question qui nous est souvent posée, elle est pertinente. Le constat est toujours le même : le nombre de nouvelles infections doit diminuer au plus vite, a rappelé Mme Jacobs. Et nous ne pouvons le faire qu'en réduisant temporairement nos contacts. 5 est plus efficace que 10, qui est mieux que 15. Cinq c'est aussi mieux que 0, c'est-à-dire que vous pouvez encore voir des personnes qui vous sont chères."


"Les autres mesures (réduction des personnes autorisées à faire leurs courses en même temps, retour du télétravail autant que possible) ont été prises dans le même esprit : moins nous aurons de contacts, plus vite la courbe redescendra", a encore déclaré l'experte.


Après avoir rappelé les mesures plus drastiques prises à Anvers, Frédérique Jacobs a expliqué qu'il n'était "pas exclu que des mesures supplémentaires puissent être prises dans d'autres parties du pays si cela s'avérait nécessaire localement. Nous devons réagir rapidement pour éviter de nouvelles infections." Elle demande également aux gens en attente d'un test de dépistage de ne surtout pas sortir. "Ne jouez pas avec le feu, restez chez vous", a-t-elle conclu.