Selon les derniers chiffres de Sciensano, le nombre moyen d'infections au coronavirus est passé à 535,4 par jour entre le 26 juillet le 1er août. Cela, représente une augmentation de 58% par rapport à la semaine précédente.


Frédérique Jacobs, qui remplace désormais Yves Van Laethem en tant que porte-parole interfédérale, a tenu à rappeler, vu que des jours chauds sont attendus en Belgique, le mode de transmission du virus. "De grosses goutelettes sont émises lorsqu'on parle, tousse ou éternue. Si on se trouve à moins d'1,5m, on peut être ainsi contaminé. Le virus peut se transmettre via les mains après avoir touché des surfaces contaminées. On ne peut pas non plus exclure une transmission par aérosol dans lequel le virus peut flotter dans l'air pendant des temps plus longs et une plus longue distance. Mais ce mode de transmission est encore en discussion et ne semble pas encore trop important."

Frédérique Jacobs invite à aérer un maximum les pièces en ouvrant les portes. En cas de chaleur, des ventilateurs sur pied peuvent être utilisés mais il est conseillé de les utiliser uniquement dans le foyer ("sous le même toit") et avec des personnes qui ne sont pas contaminées. "Un ventilateur ne peut pas être utilisé dans n'importe quelle condition", rappelle-t-elle.


En ce qui concerne les systèmes de ventilation, l'experte insiste sur l'importance d'utiliser les climatiseurs qui "recrutent de l'air extérieur et non pas ceux qui réutilisent l'air de la pièce." Il est évident que ces systèmes de climatisation doivent être correctement entretenus et que le filtre soit remplacé régulièrement.

Frédérique Jacobs a ensuite rappelé les codes couleurs (vert, orange, rouge) concernant les voyages et a expliqué comment étaient réalisées les évaluations du Celeval, le groupe d'experts fédéraux chargé - deux fois par semaine - de déterminer quelle couleur attribuer aux différentes régions européennes.


Antoine Iseux, du Centre de crise, a quant à lui insisté sur l'importance de porter le masque là où il est conseillé ou obligatoire, malgré les températures élevées qui seront observées en Belgique. Il insiste sur l'importance de respecter également la bulle sociale malgré les tentations liées à l'été. "Profitons du beau temps mais respectons les six règles d'or pour éviter la propagation du coronavirus", a-t-il conclu.


Un taux de positivité de 2,7%, plus élevé dans les villes

Frédérique Jacobs a ensuite répondu aux questions des journalistes. En ce qui concerne la proportion de nouveaux cas positifs par rapport au nombre de tests effectués, elle explique qu'aujourd'hui, "on a un taux de tests positifs sur l'ensemble des tests réalisés qui est de 2,7%."

Elle ajoute que ce taux varie en fonction des régions. "Il est plus élevé à Anvers, avec un taux de 5,3%. A Bruxelles, on a 3,7% et à Liège 3,4%. Il est plus élevé dans les villes. Mais c'est un chiffre qu'il est difficile d'interpréter puisqu'on ne sait pas du tout la répartition selon les catégories. Par exemple selon les proportions de gens qui sont symptomatiques, asymptomatiques, qui sont en contact de personnes positives, qui partent en voyage ou qui reviennent de voyage... Nous espérons avoir ces chiffres dans un avenir proche."


Déjà des effets des nouvelles mesures?

Quid des nouvelles mesures? "A Anvers, on voit qu'il y a toujours une augmentation du nombre de personnes testées positives mais cette augmentation est un petit peu moins importante. On a l'impression que ça se ralentit. Ca pourrait être l'effet des mesures mais je pense que c'est encore un petit peu tôt et on devrait voir comment cela évolue dans les semaines qui viennent", explique la porte-parole interfédérale. "Pour le reste du pays, l'augmentation reste marquée et importante, surtout à Bruxelles et à Liège."


"On n'est pas du tout dans une situation comparable à mars/avril"

"Pour l'instant, le virus circule partout en Belgique mais on peut remarquer des foyers de contamination un petit peu partout. C'est important de pouvoir les détecter car cela permet de faire des actions plus ciblées", poursuit Frédérique Jacobs, qui évoque ensuite la potentialité d'une deuxième vague. "Il n'y a pas de définition scientifique de 'vague'. Il est clair que l'on n'est pas du tout face à une augmentation comparable à ce qu'il s'est passé en mars/avril. Par contre ce que l'on voit, c'est une augmentation assez préoccupante du nombre de personnes testées positives. Et il est évident que si on ne prend pas des mesures ou que l'on ne respecte pas celles déjà en cours, on va voir des augmentations importantes et là on risque d'arriver à une deuxième vague."