Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral a débuté cette conférence de presse en confirmant les mauvais chiffres de ces derniers jours. "Tous les indicateurs continuent à augmenter de manière assez alarmante dans toutes les provinces et dans toutes les tranches d'âge."

Au niveau du nombre de cas diagnostiqués, ils doublent tous les 8 jours, ce qui est une augmentation assez rapide. Mercredi 7 octobre, 6.505 nouveaux cas ont été détectés. "Si l'augmentation se poursuit de cette manière, nous pourrions enregistrer à la fin de cette semaine 10.000 nouveaux cas par jour", indique Yves Van Laethem en soulignant que c'est la tranche d'âge 20-29 ans qui reste la plus touchée. 

260 cas sont recensés chez les gens de plus de 90 ans. Bruxelles et la Wallonie restent les lieux les plus touchés même si la Flandre commence à être tout aussi impactée, comme au Limbourg où le nombre de cas a doublé ces derniers jours. "La région de Bruxelles-Capitale reste toujours en premier plan avec en moyenne 817 nouveaux cas par jour. Liège et le Hainaut suivent ensuite."


En ce qui concerne les hospitalisations, là aussi les chiffres deviennent assez interpellants. "Samedi dernier, il y a eu 160 nouvelles admissions à l'hôpital. La moyenne sur les 7 derniers jours est actuellement de 126 admissions par jour. Nous avons un doublement des hospitalisations tous les 10 jours."

L'occupation des soins intensifs reste cependant supportable pour l'instant. Il faut toutefois souligner que le doublement de nouveaux cas aux soins intensifs est actuellement tous les 18 jours. "243 patients covid sont actuellement en soins intensifs. Ce qui correspond à 13% de la capacité maximale théorique de lits de soins intensifs. Ce n'est malheureusement pas le cas partout puisque dans certains hôpitaux de la région de Bruxelles, Liège et Anvers, nous sommes entre 15 et 50% d'occupation de ces lits de soins intensifs." 

Selon Yves Van Laethem, si la situation reste la même, il y aura 500 patients Covid d'ici à la fin du mois d'octobre. Une prévision encore plus lointaine est réalisée. "Au cours du mois de novembre, si la situation devait se perpétuer, on pourrait alors atteindre, selon les modèles actuels, de l'ordre de 1.000 patients dans les soins intensifs. Je vous rappelle que le chiffre était de 1250 au cours de la première grande vague aux mois de mars et avril."

Sur le plan des décès, le chiffre tourne autour des 16 décès par jour en moyenne. La semaine dernière, 113 personnes ont perdu la vie à cause du Covid dans notre pays. "Des informations préoccupantes", souligne Yves Van Laethem, qui rappelle ensuite les différents symptômes liés à une infection au coronavirus. 


Les symptômes courants liés au covid

Les symptômes les plus connus par rapport à cette infection au covid sont : 

- La perte du goût et de l'odorat qui est particulièrement précoce et plus présent chez le jeunes que chez les personnes âgées. 

- Une toux irritative, sèche, donc non-productive peut faire penser également au covid.

- Être à court d'haleine, vite essoufflé, avoir des douleurs au niveau du thorax doit faire penser de manière significative à une infection liée au covid. 


Les symptômes moins spécifiques liés au covid

Pour penser que vous êtes atteint du covid, il faut au moins que vous soyez touché par deux de ces symptômes 

- De la fièvre, de la température. Tout épisode de température qui dépasse 38,5 degrés doit valoir une consultation par le médecin. 

- Une sensation d'état grippal. 

- Une faiblesse musculaire extrêmement importante. 

- Un mal de tête significatif qui n'est pas commun à celui que vous connaissez d'habitude. 

- Une diarrhée qui surviendrait sans d'autres raisons. 

- Un mal de gorge. 

- Le nez qui coule. 


"Il faut au moins deux de ces symptômes pour penser au covid. Le nez qui coule est très peu associé au covid par exemple", explique Yves Van Laethem qui indique ensuite que le virus grippal n'est pas encore présent chez nous et que, en cas de symptômes dignes d'une grippe, il faut se mettre en quarantaine. "Soyez stricts et peut-être sévères avec vous-même pour limiter la propagation de ce virus."

Les enfants sont toujours les moins touchés par le virus mais un problème persiste : les porteurs asymptomatiques. "30 à 40% des porteurs du virus sont asymptomatiques. C'est une des caractéristiques du virus qui rend la lutte contre celui-ci particulièrement complexe car c'est un ennemi invisible."