C'est clairement ce qui a manqué en mars et avril dernier, quand le coronavirus a fait des ravages dans les maisons de repos de tout le pays. Cette capacité de 'testing', selon l'expression désormais consacrée, n'a été augmentée que dans un second temps, alors que beaucoup avaient déjà souffert de la pandémie, a-t-il observé face aux députés flamands. Le manque de dépistage reste donc "ma plus grande crainte" pour la fin d'année, a ajouté Dirk Dewolf.

"Nous ne sommes arrivés à une capacité de 5.000 tests par jour qu'au moment du pic de l'épidémie". Les besoins étaient pourtant si criants que son agence a envoyé des collaborateurs faire le tour des institutions pour récupérer par-ci par-là des kits qui n'auraient pas encore été utilisés, de manière à les apporter aux hébergements en souffrance.

Entre-temps, les tests sont davantage disponibles, "grâce au ministre (fédéral) De Backer", indique Dirk Dewolf. "Nous sommes un des rares pays où tous les résidents et membres du personnel des institutions de soin ont été testés, mais malheureusement cela ne s'est pas fait au moment où nous en avions le plus besoin".

Les autres constats a posteriori de l'administrateur général ne sont pas surprenants. Il rappelle le manque de matériel de protection (blouses, gants, masques, etc.), qui avait rendu les institutions de soins très vulnérables. La collaboration entre les maisons de repos et les hôpitaux n'a pas non plus toujours été sans accroc.

Il serait intéressant, note-t-il, d'étudier quels facteurs ont fait en sorte que certaines maisons de repos (et MRS) ont dû faire face à de véritables vagues de cas de Covid-19, et d'autres non. Les chiffres des décès, par rapport au nombre de contaminations, étaient aussi très variables d'un lieu à l'autre, et ce serait utile de comprendre ces variations en vue d'une potentielle seconde vague.