Selon les chiffres publiés par Sciensano ce samedi, seules les contaminations sont reparties à la hausse. Le reste des indicateurs continue la baisse entamée depuis la nouvelle année. En tout, la hausse serait de 4% par rapport à la semaine précédente. On remarque particulièrement l'augmentation à Bruxelles, où 1.273 infections ont été diagnostiquées en moyenne au cours des 7 derniers jours, soit 49% de plus que la semaine précédente.

A quoi doit-on cette augmentation ? L'effet vacances est l'une des explications. "La première explication, très simple, est le fait que l'on teste désormais de manière presque obligatoire les gens qui reviennent de l'étranger. Ce testing, c'est 5% du total des positifs" explique Yves Van Laethem, interviewé par RTL-TVI. "L'autre possibilité, celle que l'on craint, c'est qu'éventuellement les fêtes de fin d'année, le Nouvel An notamment, et les retours de vacances plus précoces aient pu entraîner un début de nouvelle transmission".

Selon Yves Van Laethem, il n'y a pas encore de raison de s'inquiéter, mais il faut suivre avec attention l'évolution des différents indicateurs.

Crainte du variant britannique

La hausse pourrait-elle, en partie, être due au variant britannique du coronavirus ? Selon Yves Van Laethem, il est encore trop tôt pour se prononcer. Au total, 6 cas de ce variant britannique ont été détectés sur le territoire belge. "Il est fort probable que celui-ci soit sous-estimé car on ne fait pas un testing complet de l'arbre phylogénétique de tous les virus. Pour l'instant, on n'a pas l'impression qu'il y ait un impact mais il faut surveiller dans le futur bien sûr", insiste-t-il.

De son côté, Emmanuel André appelle à la prudence. Sur Twitter, il a invité les voyageurs revenant du Royaume-Uni à respecter les mesures de quarantaine et à se faire tester. En ce qui concerne les retours de vacances des Belges, Emmanuel André incite à la prudence : "Si vous avez été skié dans les Alpes, vous avez certainement eu des contacts rapprochés avec des touristes venus de nombreux pays, dont ceux où le nouveau variant plus contagieux du virus circule".

Enfin, le virologue de la KU Leuven rappelle qu'on ne connait pas encore le nombre réel de cas du variant britannique dans notre pays. "Outre les 4 premiers cas, nous avons 2 cas récents supplémentaires à ce jour, liés à un retour du Royaume Uni. Mais de nombreuses analyses sont encore en cours, et il est donc probable que d’autres personnes soient revenues de vacances avec ce variant."