Le coronavirus continue de se propager en Belgique. 28 nouveaux cas ont été annoncés ce mardi 10 mars, portant à 267 le nombre total de patients testés positifs au Covid-19.

Pour s'armer correctement face à cette épidémie, le Conseil national de sécurité, comptant les autorités fédérales et fédérées, s'est réuni ce mardi midi. Des mesures supplémentaires ont été adoptées afin de lutter contre l'épidémie.

"Nous ne voulons pas ajouter de l'anxiété à l'anxiété", explique la Première ministre, Sophie Wilmès, insistant sur la nécessité de travailler de façon coordonnée avec les communautés et régions.

"Nous sommes dans une phase 2 renforcée: l'objectif est la diminution de la propagation du virus. Pourquoi maintenant ? Parce qu'avant ce n'était pas nécessaire. Il y a de plus en plus désormais de contaminations secondaires et c'est donc le moment de mettre en place des mesures complémentaires", ajoute-t-elle.

La notion de "social distance" a été évoquée à plusieurs reprises pour expliquer qu'une certaine distance devait être maintenue entre les individus pour éviter que le virus ne se propage. 

Nous allons tenir compte du nombre de personnes dans les rassemblements et du type de personnes qui se regroupent (si elles sont à risque ou pas)", annonce d'emblée Sophie Wilmès. 

"Nous sommes maintenant aux contaminations secondaires, qui ne sont plus liées avec des retours d'Italie", a expliqué la ministre de la Santé, Maggie De Block. "Nous voulons éviter qu'un trop grand nombre de personnes tombent malades et que la pression devienne insupportable pour nos services hospitaliers.

La Première ministre est enfin revenue sur la disponibilité du matériel médical et en particulier des masques. "Le SPF Santé publique a passé des commandes de matériel comme des masques. Par ailleurs, des discussions au niveau européen se déroulent à propos de décisions prises par d'autres pays pour limiter la circulation de certaines denrées comme les masques", a-t-elle détaillé. Une concertation avec le Benelux et une discussion avec la chancelière allemande Angela Merkel ont déjà eu lieu. Une réunion par vidéoconférence se tient en outre à 17h00 au niveau européen pour en discuter. "Si des pays veulent garder leurs masques pour eux, ce sera très difficile pour des pays comme la Belgique qui ne disposent pas de leur ligne de production", a-t-elle prévenu.

Les mesures prises

  • Pas de recommandation de fermer les écoles
  • Recommandation de postposer les voyages scolaires et d'annuler les fêtes au sein des écoles
  • Recommandation d'interdire les événements de masse réunissant plus de 1000 personnes qui se trouvent à l'intérieur. Ce sera aux bourgmestres d'appliquer ou non cette recommandation.
  • Pas de recommandation d'annuler les événements culturels et sportifs en extérieur. Il revient au pouvoir organisateur (gouverneurs de province et bourgmestres) de juger de la pertinence de maintenir les événements.
  • Invitation à favoriser le télétravail
  • Pas de mesure spéciale adoptée pour les stades
  • Pas de recommandation spécifique pour les événements extérieurs sauf qu'il est déconseillé aux personnes à risque de se rendre à des événements où se trouvent de nombreuses personnes
  • Il faut se laver régulièrement les mains et éviter les serrages de main
  • Pour quelle durée ?

    Ce sont des décisions qui sont prises pour toute la durée du mois de mars. A partir de la fin mars, l'ensemble du dispositif sera réévalué. La Première ministre rappelle que la situation est réévaluée tous les jours et que seront adoptées les mesures nécessaires en temps voulu. La Première ministre insiste sur le fait que de nouvelles mesures peuvent être prises à l'avenir ou que certaines déjà adoptées peuvent être durcies.

    Qui sont les personnes qui ont été testées en priorité ?

    Ont d'abord été testés les gens qui reviennent de zones à risque et sont malades. Ensuite, a été testé le personnel médical et de sécurité qui a été en contact avec ces personnes. La ministre a donc confirmé l'imprécisions des chiffres des tests positifs exposés quotidiennement par le SPF Santé publique.


    © AFP