Un comité de concertation réunissant le fédéral et les entités fédérées aura lieu lundi à 08h00 pour se pencher sur les mesures à prendre face à la propagation du nouveau coronavirus Covid-19, a annoncé dimanche le cabinet de la Première ministre Sophie Wilmès à l'issue d'une réunion du conseil ministériel restreint ("kern") à Bruxelles. 

"La Première ministre tiendra une réunion du comité de concertation avec les différents ministres-présidents des entités fédérées du pays ainsi que les autres ministres concernés par la problématique ce lundi 2 mars, à 08h00 au Lambermont", la résidence de fonction du chef du gouvernement fédéral, précise un communiqué gouvernemental.

"Ces réunions du comité de concertation se tiendront de manière hebdomadaire, voire de manière plus fréquente si cela s'avère nécessaire", souligne le cabinet de Mme Wilmès (MR), alors que la Belgique a enregistré un deuxième cas d'infection au nouveau coronavirus - une patiente récemment rentrée de France et hospitalisée à Anvers - et que d'autres cas sont attendus.

Les présidents des conférences interministérielles (CIM) (Santé publique, économie, mobilité) ou d'autres réunions ad hoc devront convoquer des réunions dès cette semaine et régulièrement. À ce titre, une CIM Santé publique est organisée ce dimanche. Lundi sera organisée une CIM Economie et Emploi, poursuit le communiqué, confirmant des informations données par la ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block, à l'issue d'un kern de plus de deux heures.

"En concertation avec les entités fédérées, le gouvernement fédéral continuera à suivre de très près la situation, notamment par l'intermédiaire de la ministre de la Santé. Le personnel de santé est mobilisé et prêt à toute éventualité", assure le cabinet de Mme Wilmès.

Le groupe de gestion du risque (RMG) - qui réunit l'autorité fédérale, les Communautés et les Régions -, un comité de scientifiques et de virologues de haut niveau (Comité scientifique Covid-19) ainsi que le groupe d'analyse du risque fournissent des évaluations, des avis et des recommandations détaillés et réguliers. "Le travail se fait donc en collaboration avec le SPF Santé publique et Sciensano (l'Institut scientifique de santé publique, l'établissement scientifique fédéral qui en dépend) ainsi qu'en complète concertation avec les différentes entités du pays", souligne-t-on de même source.

La ministre de la Santé confirme que l'évaluation de la situation est précise et constante.

En ce qui concerne les questions plus spécifiques de la disponibilité des masques de protection de type FFP2 pour les professionnels de la santé, le gouvernement fédéral confirme que la Belgique s'est intégrée dans un marché public européen. La Belgique effectue, de plus, des commandes spécifiques.

Le port du masque est réservé en priorité aux professionnels de la santé et aux personnes infectées, rappelle le gouvernement.

Il assure également porter "une attention particulière" à l'aspect socio-économique de l'épidémie qui devrait avoir des conséquences sur notre économie. Sa volonté est de garantir au maximum la continuité des activités publiques et socio-économiques dans les entreprises, les PME et les activités indépendantes. Les SPF Economie, Emploi et l'INASTI sont disposés à répondre à toutes les questions et fournissent de nombreuses informations sur leurs sites internet respectifs.

Le gouvernement prévient que des mesures complémentaires pourraient être prises si la Belgique devait entrer dans une autre phase du plan de gestion de risque du SPF Santé publique.

"La Belgique se prépare à toute éventualité", souligne le communiqué. Le centre de crise du ministère de l'Intérieur, quant à lui, interviendra en cas de besoin - comme le prévoit sa mission - en tant que coordinateur entre les différents départements et organismes, ainsi qu'avec les autorités locales.