La CGSP Justice est fâchée de l'initiative du directorat-général de l'administration pénitentiaire (DG EPI) d'adapter les directives corona sans concertation sociale. 

Des centaines de détenus partis en congé pénitentiaire n'ont pas été testés ou isolés à leur retour derrière les barreaux. Selon la CGSP Justice, les établissements pénitentiaires ont reçu lundi un simple mail avec les nouvelles directives, alors que le syndicat avait sollicité une concertation sociale si ces remarques écrites n'étaient pas prises en compte dans la note finale.

Le retour de 400 à 500 détenus est encore attendu entre le 18 et le 30 juin, explique Robby De Kaey (CGSP). En outre, les nouveaux détenus arrivants ne sont pas placés en isolement préventif en attente du résultat de leur test.

Ces décisions sont en conflit avec les conseils de Sciensano d'identifier un maximum de personnes dans les collectivités, de les isoler et de tracer leurs contacts.

L'administration pénitentiaire affirme, de son côté, que la santé des personnes présentes en prison est "une priorité". En prison, le régime habituel est petit à petit rétabli, moyennant le maintien des règles sanitaires. La porte-parole Valérie Callebaut insiste sur le fait que tout détenu arrivant en prison est testé.

Il y a, selon elle, une concertation régulière avec les syndicats à propos de la stratégie de sortie et leurs remarques sont entendues. Mais parce que les changements sont rapides, "il n'est pas toujours possible d'organiser une concertation selon les règles qui prévalent habituellement".