Si le gouvernement wallon ne prend pas d'urgence des mesures supplémentaires pour le secteur des aides à domicile, il n'y aura bientôt plus de personnel pour s'occuper des personnes isolées et qui nécessitent une aide vitale, alerte vendredi la Centrale Nationale des Employés (CNE). L'organisation demande entre autres le maintien total des subventions. La CNE indique recevoir de plus en plus de messages d'incompréhension, d'angoisse et de colère de la part des aides familiales, des aides ménagères sociales ainsi que des gardes à domicile. Les travailleurs du secteur se plaignent de ne pas être entendus par leurs directions et d'être abandonnés à leur sort dans le contexte d'épidémie de coronavirus.

"Nous sommes submergés d'appels venant de délégués qui concentrent toutes les plaintes de leurs collègues et se sentent démunis et incapables de les rassurer ou conseiller", explique Sylvie Pottiez, secrétaire permanente CNE. "Ces sentiments d'abandon sont renforcés par leur 'invisibilité' dans les médias et le peu de cas qui est fait des mesures de protection préconisées par l'Agence wallonne pour une vie de qualité (pas de masque, pas de sur-tablier, pas de lunettes)."

Le syndicat demande au gouvernement wallon de confirmer d'urgence le maintien total des subventions aux services (subside Région wallonne, APE...) et donc la possibilité pour le personnel d'être payé en cas d'horaire incomplet. Il souhaite également qu'une prise en charge soit uniquement autorisée pour des situations d'urgence afin de préserver le personnel et de garantir la continuité des interventions.

Les autorités doivent par ailleurs garantir et obliger le port des équipements de protection "absolument indispensables". "A défaut pas de prestation", prévient la CNE.