Invité du RTL Info 19h ce samedi, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus Yves Van Laethem s'est exprimé sur le sujet de la vaccination en Belgique. Comme annoncé, elle débutera dans trois maisons de repos ce lundi, où trois résidents (un Wallon, un Flamand et un Bruxellois) seront vaccinés en même temps. Ensuite, tous les autres résidents des maisons de repos belges recevront le vaccin, avant le personnel de première ligne, qu'on espère vacciner à partir de mars 2021.

Mais le vaccin va-t-il directement nous permettre d'en finir avec le coronavirus? "C'est le début de la sortie de la crise. Ce sera un début très progressif, on l'a souligné. Il y a encore des mois devant nous, durant lesquels des précautions devront être prises. Mais c'est enfin le début de la fin", a répondu Yves Van Laethem à Salima Belabbas sur le plateau du JT.

Il faut donc rester prudent et ne pas crier victoire trop vite, car on ne sait par exemple pas encore si une personne vaccinée peut encore transmettre le virus. "Il pourrait y avoir un ricochet sur notre pharynx, renvoyant le virus vers quelqu'un qui pourrait faire la maladie car il n'aurait pas été vacciné", a détaillé le virologue, expliquant ensuite que cette incertitude concernant l'activité du vaccin sur le portage "ne permet pas de se passer des masques, du lavage des mains et de la distance, du moins durant plusieurs mois encore". "Concrètement, on pourrait encore être contagieux sans faire la maladie", a-t-il résumé. Pour Yves Van Laethem, les premiers assouplissements dans les règles sanitaires auront d'ailleurs lieu "au plus tôt en février", car la baisse actuelle des indicateurs doit d'abord continuer et se confirmer avant que des décisions soient prises.