En conséquence, les plus de 65 ans seront vaccinés plus rapidement que prévu. La deuxième dose du vaccin contre la Covid-19 développé par Pfizer/BioNTech peut être administrée jusqu'à 35 jours (au lieu de 21) après la première. Ainsi en a décidé la conférence interministérielle (CIM) santé.

La décision de retarder la deuxième dose signifie que davantage de personnes pourront être vaccinées plus rapidement. Jusqu'à présent, pour chaque vaccin Pfizer livré, un deuxième était mis en réserve afin de garantir la deuxième dose, même en cas de problèmes de livraison.

Cette décision fait suite à un avis du Conseil Supérieur de la Santé publié début mars. Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke avait déclaré la semaine dernière lors de la conférence de presse consécutive au comité de concertation que l'allongement de l'intervalle entre les deux doses Pfizer pourrait constituer une "possibilité d'accélération supplémentaire" de la campagne de vaccination.

Cette décision et le schéma de livraison de Pfizer permettront de disposer de 400.000 vaccins, qui pourront être utilisés de manière ponctuelle. "Compte tenu de la situation épidémiologique, c'est une très bonne chose que nous puissions offrir une protection supplémentaire à un grand nombre de citoyens", a commenté Dirk Ramaekers. Les plus grands bénéfices en termes de santé seront ressentis dans le groupe le plus à risque des personnes âgées de plus de 65 ans qui pourront donc être vaccinées plus rapidement.

Les entités fédérées s'organisent déjà pour administrer les premières doses, de sorte que M. Ramaekers ne s'attend pas à des problèmes logistiques. Les personnes qui ont déjà pris rendez-vous pour une deuxième dose recevront toujours leur deuxième dose comme prévu. Rien ne changera pour les autres vaccins.