Les secteurs agricole et horticole, en manque de main d'oeuvre, souhaitent recourir à des chômeurs temporaires pour compenser l'absence de travailleurs saisonniers - originaires de Pologne pour la plupart - qui ne participeront pas aux récoltes ou rentrent au pays par crainte du coronavirus. 

"La situation est urgente", avertit mercredi le syndicat agricole flamand Algemeen Boerensyndicaat (ABS). Les asperges doivent être récoltées rapidement, de même que les tomates et les fraises. C'est pourquoi les secteurs agricole et horticole demandent de pouvoir engager des chômeurs temporaires, nombreux depuis les mesures décrétées dans certaines entreprises pour limiter la propagation du Covid-19.

"C'est impossible aujourd'hui sur le plan administratif. Nous demandons que cela soit autorisé, conjointement au maintien de l'allocation", indique le président de l'ABS, Hendrik Vandamme.

Les élèves, étudiants ou personnes hébergées dans les centres pour demandeurs d'asile pourraient également constituer une force de travail alternative, selon le syndicat.