Les partenaires sociaux recommandent dès lors au gouvernement d'introduire ce congé de vaccination. "La notion de temps nécessaire indique qu'il ne s'agit pas d'une demi-journée ou d'une journée entière de congé, mais seulement du temps nécessaire pour se faire vacciner", a précisé la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Le travailleur devra communiquer à l'employeur le créneau horaire durant lequel il se fera vacciner. L'invitation et la confirmation du rendez-vous auront valeur de preuve.

La FEB attend des autorités qu'"elles organisent la campagne de vaccination le plus efficacement possible et de manière à perturber le moins possible l'organisation du travail et à ne pas alourdir les tâches administratives des employeurs".

Même son de cloche du côté des syndicats qui attendent de la clarté sur la méthodologie de vaccination, afin d'aider à l'organisation concrète au sein de l'entreprise.

La FGTB a en outre souligné l'importance du respect de la vie privée. "En effet, la prise du congé ne peut pas conduire à la tenue, par l'employeur, d'un registre des personnes vaccinées ou non, avec possibilité de représailles à la clé." Le syndicat socialiste ajoute que "l'employeur ne peut exercer aucune pression sur les travailleuses et travailleurs pour qu'ils fixent leur rendez-vous de vaccination en dehors des heures de travail".

Le système sera en vigueur jusqu'au 31 décembre 2021 inclus et pourra être prolongé jusqu'au 1er juillet 2022.