La Wallonie recevra, à partir de mercredi, 66.966 tests destinés au personnel et aux résidents de ses maisons de repos, a indiqué lundi à l'agence Belga le cabinet de la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale. Ceux-ci seront effectués d'ici la fin du mois d'avril dans les 602 établissements du sud du pays. Lors d'une réunion qui a eu lieu dimanche, le ministre en charge de l'approvisionnement en matériel médical Philippe De Backer a convenu avec les Régions d'une série de règles communes, explique le cabinet de Mme Morreale.

Les tests viseront les membres du personnel soignant présents sur le terrain, mais aussi ceux écartés et non testés, ainsi que tous les résidents non testés.

La médecine du travail a elle-même proposé d'assurer le pilotage de la logistique (programmations des tests dans les maisons, livraisons et prélèvements), ce qu'elle effectuera en collaboration avec les médecins coordinateurs des maisons de repos, salue Mme Morreale.

Les livraisons de tests seront quotidiennes et les opérations s'étaleront sur deux semaines, sous réserve du respect des délais par le fédéral, insiste le cabinet de la ministre. La Wallonie a décidé de débuter de manière équivalente par les gros clusters et les petits clusters, ce qui pourrait permettre, en écartant les cas positifs, d'étouffer rapidement des petits foyers de contamination. Les maisons de repos sans cas suspectés ou déclarés actuellement suivront. L'organisation du testing sera évaluée et réajustée au fur et à mesure, en fonction des données fournies quotidiennement par les maisons de repos, indique encore le cabinet de la ministre.

Pour le personnel testé positif, les maisons de repos sont invitées à appliquer les recommandations de Sciensano. A savoir l'autorisation pour les asymptomatiques de continuer à travailler si nécessaire, uniquement dans un service Covid. Les symptomatiques en contact avec des patients à risque devront eux être écartés pendant sept jours au minimum.