"L'épidémie reprend des forces, ce n'est pas bon", affirmait Sophie Wilmès, ce mercredi 15 juillet, au terme du dernier Conseil national de sécurité. Soulignant une augmentation dans les contaminations au coronavirus, la Première ministre a préféré mettre entre parenthèses, pour le moment, la cinquième étape du déconfinement. Mais si les infections repartent en effet à la hausse depuis une semaine, ce chiffre qui grimpe concerne en particulier certaines provinces.


Ainsi, sur les dix provinces et Bruxelles, sept zones comptabilisent une augmentation du nombre de cas de coronavirus rapportés sur la semaine du 6 au 12 juillet, par rapport à la semaine précédente (Anvers, le Brabant Wallon, Liège, le Limbourg, le Luxembourg, la Flandre Occidentale et Brabant Flamand). Parmi ces sept provinces, c'est incontestablement Liège qui connait la hausse la plus marquée (+ 114%). S'en suivent le Luxembourg (+ 83%) et le Limbourg (+ 76%).

Quatre zones enregistrent par contre une diminution du nombre d'infections comptabilisées du 6 au 12 juillet par rapport à la semaine précédente (Bruxelles, le Hainaut, la Flandre Orientale et Namur). La plus forte baisse est observée dans le Hainaut. La province voit ainsi son nombre de nouveaux cas diminuer de 37% par rapport à la semaine du 29 juin au 5 juillet.

Au vu de ces dernières évolutions mettant en évidence des rebonds épidémiques concentrés dans certaines zones, le groupe d'experts en charge du déconfinement (GEES) a proposé d'adopter une stratégie provinciale pour faire face à une éventuelle seconde vague. Selon des informations du Standaard, le GEES plaiderait pour que soit établi un code couleur. Les provinces seraient ainsi réparties en quatre zones: verte, jaune, orange et rouge. Des règles plus strictes pourraient alors être adoptées au sein des zones concernées par une recrudescence de l'épidémie.