Durant la conférence de presse de ce mercredi matin, Frédérique Jacobs a répondu à une journaliste qui l'interrogeait sur une probable évolution de la bulle des cinq. 

"Peut-on considérer que la bulle est un juste curseur à conserver à long terme pour maintenir l'épidémie sous contrôle ?", a demandé la journaliste. Autrement dit, faudrait-il diminuer la bulle quand la situation est moins bonne et l'augmenter à nouveau quand la situation s'améliore ?

Frédérique Jacobs a tout d'abord tenu à rappeler pourquoi la bulle était passée de 15 à 5 personnes le 27 juillet dernier. "On a vu qu'en faisant des bulles de 15 personnes par semaine, on a eu une explosion de cas positifs. Donc, là clairement, c'était trop de contacts rapprochés qui ont favorisé la propagation du virus. On est maintenant passé à une situation extrêmement sévère, où l'on ne peut voir que cinq personnes par famille entière durant tout le mois. Et on a vu un effet, associé à d'autres mesures".

Mais la porte-parole s'est montrée conciliante et a admis qu'une bulle aussi réduite était difficile à gérer pour les citoyens: "C'est difficilement supportable sur le long terme, car cela limite complètement vos contacts sociaux".

Frédérique Jacobs appelle donc au compromis: "Il faudra trouver un juste milieu entre 'trop de contacts' qui favorisent la propagation, et un nombre tellement restreint de contacts que ce n'est pas vivable à long terme. Une consigne, du coup, probablement pas respectée par beaucoup de monde."

"Il faudra donc placer le curseur entre ces deux valeurs (ndlr: entre une bulle de cinq et quinze personnes), en fonction de l'évolution de l'épidémie", a conclu l'experte.