Le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, a exigé des excuses publiques de l'organisateur du Pukkelpop, Chokri Mahassine, pour avoir fait retirer vendredi du site du festival les drapeaux flamingants frappés du lion noir (contrairement aux drapeaux flamands qui présentent également des teintes de rouge avec les griffes et la langue de l'animal, NDLR). Le festival avait expliqué son geste car il s'agit d'un "symbole de la collaboration, qui n'a pas sa place ici". 

Mais une telle appellation reste en travers de la gorge de M. De Roover. "Votre organisation est en train de me criminaliser ainsi que d'innombrables Flamands en nous liant au régime nazi", écrit samedi Peter De Roover dans une lettre ouverte sur Facebook. "Lorsque j'accrocherai, à une prochaine occasion, le lion flamand à ma façade, les gens pourront en déduire, sous l'autorité de votre organisation, que je suis un partisan du national-socialisme ou que j'approuve la collaboration avec le régime d'Hitler".

Les organisateurs du Pukkelpop avaient fait ôter les drapeaux flamingants après l'émoi suscité autour de l'activiste climatique Anuna De Wever, qui avait été importunée, ainsi que ses amies, dans le camping du festival, par des jeunes gens porteurs de drapeaux ornés du lion noir. L'incident a nécessité l'intervention de la sécurité.

Le fait que le Pukkelpop décide de retirer tous les drapeaux flamingants, symbole du mouvement flamand, avait suscité beaucoup de critiques. Peter De Roover, qui a été actif des années durant au sein du Mouvement populaire flamand (Vlaamse Volksbeweging), s'est senti offensé par une telle initiative. "J'attends que vous présentiez des excuses publiques au nom de votre organisation, à moi ainsi qu'à toutes les autres personnes qui hissent parfois le lion noir sur fond jaune et que vous déclariez publiquement que la qualification totalement anhistorique de ce drapeau comme 'drapeau de la collaboration' était une erreur, de laquelle votre organisation se distancie", demande Peter De Roover à Chokri Mahassine.