"Après avoir vu les images dans les médias, le Comité permanent P a demandé au Commissaire général de la police fédérale d'être minutieusement tenu au courant du déroulement de l'enquête disciplinaire", indique-t-il.

Le service d'enquêtes du Comité a été saisi en 2018 par le juge d'instruction de Charleroi afin de procéder à certains actes d'enquête sur cette affaire qui implique des policiers fédéraux. Il a également reçu une plainte qui a été transmise au juge d'instruction pour être jointe au dossier. Le service d'enquêtes est l'une des sections du Comité et agit pour le compte des autorités judiciaires dans le cadre du secret de l'instruction. Le Comité de contrôle a toutefois demandé à être informé d'éventuels "dysfonctionnements organisationnels ou structurels dans le cadre de cette enquête judiciaire".

Le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, a expliqué jeudi après-midi qu'il avait demandé au commissaire général que l'Inspection de la police ouvre un dossier sur deux faits, à savoir le salut hitlérien fait par une policière lors de l'intervention des agents pour maîtriser la victime, un ressortissant slovaque âgé de 38 ans, et le "signe du diable" effectué par un de ses collègues en direction de la caméra. Le décès en lui-même fait l'objet de l'instruction judiciaire.

Face aux réactions suscitées par cette affaire, le Syndicat National de Police et de Sécurité (SNPS) a apporté jeudi des précisions sur ce salut nazi. Selon ses informations, l'agente en question montre à son supérieur, qui n'est pas visible sur les images, le geste que la victime a adressé plusieurs fois aux policiers lors de son arrestation en les qualifiant de "Gestapo".

"Nous sommes donc loin de la salutation volontaire nazie d'un agent fasciste", assure-t-il.