L'armée a repris, après la pause estivale, un rythme nettement plus soutenu pour ses opérations et s'apprête à franchir le seuil des 1.200 militaires engagés en Belgique et surtout à l'étranger, a-t-on appris dimanche de sources militaires, trois jours après le déploiement d'un détachement de 260 personnes en Lituanie.

Le nombre de militaires en opération avait chuté fin juillet à 655, un minimum historique au cours des six dernières années. Ce nombre comprenait les 420 participants à l'opération "Vigilant Guardian" (OVG, les "militaires en rue" en appui à la police intégrée), que le gouvernement a décidé vendredi de prolonger d'un mois, jusque fin octobre, avec un maximum autorisé de 550 hommes et femmes.

A l'étranger, les quelque 260 militaires belges sont présents dans une vingtaine de pays, avec un accent sur des opérations de longue durée, comme au Mali (106 environ) et en Afghanistan (autour des 80).

Mais depuis le 2 août, la frégate Léopold 1 et son équipage de 162 personnes ont rejoint l'escadre SNMG-1 de l'Otan qui s'entraîne dans l'Atlantique nord, une mission de près de cinq mois, qui les ont amenés à faire escale de vendredi à mardi dans le port de New York. Et les composantes Terre et Air sont retournées en Lituanie pour renforcer le flanc oriental de l'Alliance atlantique et dissuader toute "agression" de la part de la Russie.

La première a bouclé vendredi le déploiement d'une compagnie renforcée de 260 soldats, principalement issus du bataillon Libération-5e de Ligne de Bourg-Léopold (Limbourg), qui doit s'intégrer dans un bataillon multinational commandé par l'Allemagne dans le cadre de la "présence avancée renforcée" - en anglais "enhanced Forward Presence" (eFP) - de l'Otan dans les trois pays baltes et en Pologne.

Les aviateurs ont pour leur part dépêché quatre avions de combat F-16 et 55 personnes sur la base lituanienne de Siauliai pour participer, également dans le cadre de l'Otan, à la défense de l'espace aérien des pays baltes, appelée "Baltic Air Policing" (BAP).