Antoine Bristielle est un chercheur français. Il a mené une enquête auprès de 1.000 anti-masques, contactés via des groupes Facebook dédiés à cette cause. Selon le profil type qu'il a pu établir, les anti-masques sont donc "des individus plutôt éduqués, avec une moyenne de bac 2, et aussi des individus plutôt âgés et féminins, plus de 60% des femmes".

"Ce sont des personnes qui refusent qu’il y ait des institutions qui leur disent quoi faire. Elles placent une très grande importance dans le respect de leur liberté, et leur liberté à l’heure actuelle, c’est celle de choisir de ne pas porter un masque", explique le chercheur, interrogé par France Inter.

Tous complotistes ?

Le chercheur insiste également sur un point très important : ce sont des personnes avec une "très forte défiance envers les institutions politiques et même envers les institutions médiatiques", souvent également adeptes des théories du complot.

Les participants de l'enquête ont été interrogés à propos de leur croyance dans les Illuminati, dans la théorie du grand remplacement ou autre théories du complot. A chaque fois, plus de 50% d'entre eux déclaraient être en accord avec celles-ci. "Ce sont des scores largement supérieurs à ce qu’on peut observer dans le reste de la population française", ajoute le chercheur au micro de France Inter.

Lorsque le chercheur leur demande s'ils pensent que l'industrie pharmaceutique et le ministre de la Santé français sont de mèche pour cacher une éventuelle nocivité des vaccins, près de 90% des anti-masques interrogés expriment leur accord avec l'affirmation.

Et en Belgique ?

Dans notre pays, nombreux sont ceux qui refusent d'accepter l'analyse des experts. Le 16 août, une marche "anti-masque" était organisée à Bruxelles par l'ASBL flamande, viruswaanzin, littéralement “folie virale”. Le groupe demandait également la démission de l'expert flamand Marc Van Ranst, souvent critiqué pour ses prises de position sur les réseaux sociaux et dans les médias.