Cours à distance. Écoles ouvertes, puis fermées puis rouvertes à moitié, avant d’être mises en congé. Plus de sport. Plus de fêtes. Plus de rassemblements. Plus de festivals. Plus de vacances. Cinémas et théâtres fermés. Maisons de jeunes et associations en milieu ouvert inaccessibles.

Depuis le début de la pandémie, les jeunes en ont vu de toutes les couleurs. Ils ont tout entendu aussi. Qu’ils étaient inconscients. Qu’ils faisaient n’importe quoi. Qu’ils ne respectaient pas les bulles de contacts, ni les gestes de protection. Que c’est de leur faute si le coronavirus se transmet. On les a critiqués, culpabilisés. On les a certes aussi plaints pour cette année enfuie. Mais on ne les a pas - vraiment - écoutés. Ils n’ont en tout cas pas été associés au moment de prendre les décisions pour freiner la propagation de l’épidémie.

Pourtant, "la jeunesse fait partie de la solution", plaide le secteur jeunesse qui regroupe près de 300 associations investies dans le développement et l’épanouissement des jeunes de 3 à 30 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles. Peu pris en compte, le secteur a organisé une " révolte pacifique " sur le Net avec l’action #La jeunesse fait partie de la solution. La mission était simple : prendre un marqueur, un carton et compléter la phrase : " La jeunesse est "

Plus de mille messages ont été postés en un jour sur les réseaux sociaux avec le hashtag correspondant. Preuve, s’il en fallait, que la jeunesse manque d’espace(s) d’expression, soulignent les initiateurs. Les phrases complétées révèlent une très large majorité de messages positifs, emplis de vie et d’espoir, se réjouit le secteur.

Ce qu’il ressort ? La jeunesse est l’avenir, littéralement, "porteuse de changement", "pleine de ressources", "capable d’avancer quand tout semble s’arrêter". Les travailleurs du secteur la sentent "aux abois" et conjurent : "Écoutez-la !"

Les mouvements de jeunesse ont prouvé l’an dernier que les jeunes étaient capables de créer des espaces d’animation et de socialisation qui respectent les mesures sanitaires. Les jeunes voudraient que les adultes leur fassent enfin confiance.