Les décisions annoncées jeudi soir à l'issue de la réunion du Conseil national de sécurité - fermeture des bars et des restaurants; suspension des cours et de toutes les activités sportives et culturelles, ... - sont des décisions courageuses et responsables mais très, très douloureuses", a réagi dans la foulée la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS).

Le gouvernement régional doit encore se réunir ce jeudi soir afin de faire le point sur la situation. "Nous devons notamment demander aux gouverneurs de province de mettre en oeuvre les mesures décidées et d'organiser la distribution, au personnel de santé, des masques qui doivent arriver demain/vendredi", a expliqué la ministre. "L'objectif, c'est vraiment d'aplanir la courbe du nombre de personnes contaminées qui pour l'instant continue d'augmenter", ce qui permettra notamment "aux hôpitaux d'absorber le choc", a poursuivi Christie Morreale. Quant à la décision de suspendre les cours dans les écoles, "les avis étaient partagés", a-t-elle ajouté, confirmant ce qui était apparu au fil des heures. "La plupart des pays voisins ont pris la même décision mais il fallait en définir les modalités pratiques", a enfin souligné la ministre.

"Ce ne sont pas des décisions prises à la légère", a réagi Jan Jambon, le ministre-président du gouvernement flamand. "Ce sont des mesures difficiles mais nécessaires, conseillées par les scientifiques."


"Des mesures strictes, difficiles mais inévitables", a confirmé Theo Francken (N-VA).


"Des mesures claires étaient souhaitées. Elles le sont. On va s’y atteler. Celles relatives aux restaurants, bars et commerces étaient inattendues. Il faut impérativement créer un fonds de soutien aux indépendants, horecaïstes, PME,... sinon beaucoup vont mettre la clé sous le paillasson", a tweeté Maxime Prévot, le président du CDH. "C'est une véritable catastrophe" pour le secteur, a confirmé Philippe Trinne, vice-président de la fédération horeca Bruxelles. "Il s'agit de mesures exceptionnelles, extrêmement dures, mais probablement nécessaires face à la pandémie mondiale", reconnaît M. Trinne. "Les autorités ont un tas de données sur la santé que nous n'avons pas."


La Belgique mise au ralenti. De multiples questions concrètes se posent pour les familles, les écoles, et d’autres secteurs comme la justice. Des réponses doivent être apportées rapidement. Il faut saisir ce momentum pour freiner le #covid19be. Tous nous pouvons et devons lutter!", a écrit Catherine Fonck, députée fédérale CDH.


"Ce soir, nous avons pris une décision responsable et nécessaire pour endiguer l'épidémie de #coronavirus", a réagit Elio Di Rupo, le ministre-président de la région wallonne.