Il y aura inévitablement de nouvelles "zones rouges" en Europe, a-t-il déclaré au Nieuwsblad. "Nous nous attendions à ce que des poussées locales de coronavirus se produisent. C'est comme ça que ça a commencé. Et des pays entiers sont ensuite entrés en confinement.", a expliqué Marc Van Ranst, qui a appellé à la vigilance quant aux destinations de vacances des Belges.

Il faut donc s'attendre à ce que les Affaires étrangères mettent à jour régulièrement leur carte, ce qui demande beaucoup de travail, selon le virologue. D'après lui, elles auraient même déjà oublié de signaler la ville de Leicester en Angleterre.

Si la situation demeure donc toujours beaucoup trop instable, il ne s'agit pas d'annuler tout voyage. "Je ne parle pas du voyage en voiture parfaitement sûr vers la Tour Eiffel, mais les voyages classiques vers Majorque par exemple", précise Marc Van Ranst au Nieuwsblad.

"Pour certaines destinations, il y aura beaucoup d’incertitudes qui persisteront une fois que vous serez à votre destination. Il faut regarder la liste des zones, faire plus de préparatifs et sur place ce n’est pas la même ‘expérience’ de vacances. Cela donne plus de maux de tête et vous n’en voulez pas lorsque vous voyagez.", prévient-il.

Prévoir des vacances va donc s'annoncer plus difficile que prévu cet été. Mais la situation sanitaire en Belgique n'est pas encore non plus au beau fixe. "J’avais espéré que nous aurions en ce moment moins de nouvelles infections par jour", regrette le virologue. "Dans certains autres pays, ces chiffres sont considérés comme une épidémie", remarque Marc Van Ranst qui invite la Belgique à "ne pas se relâcher".