Selon l'ancienne présidente du Gees, le groupe de travail chargé de la stratégie de déconfinement, il n'y a eu aucun refus d'hospitalisation à grande échelle, évoquant certaines "légendes urbaines" à ce sujet. "Y a-t-il eu des refus d'hospitalisations de patients âgés (lors de la première vague de la pandémie de Covid-19) ? Ce n'est que par la suite que l'on a entendu ces histoires", a indiqué Erika Vlieghe, interrogée à ce sujet par les députés. "Et il s'avère que la réalité n'est pas exactement celle qui a été racontée. Cela n'a pas dû se produire à large échelle. Il n'existe aucune instruction visant à interdire les transferts entre les maisons de repos et les hôpitaux", a-t-elle précisé, dénonçant certaines "légendes urbaines" sur le sujet. "C'est par la suite que l'on a présenté les choses telles qu'elles dans la presse, à ma grande colère. Dire que les hôpitaux ont abandonné les maisons de repos, ce n'était pas correct."

Cependant, "il était conseillé d'avoir une entrevue avec le patient, comme c'est le cas de manière habituelle. Il y a toujours cette préoccupation de savoir quel est le résultat attendu pour lui. On doit se poser certaines questions comme, par exemple : 'peut-il survivre à un intubation ?' Dans les pays scandinaves, ces contacts avec le patient et les proches sont bien plus explicites. C'est important de rendre possible ces discussions sur les fins de vie."

"Y aurait-il pu y avoir un soutien plus important des maisons de repos ? Rétrospectivement oui, on aurait pu faire plus", a toutefois admis Mme Vlieghe. "Nous devons tendre vers plus de collaboration, même si cela s'est déjà fait spontanément. Lorsque des hôpitaux ont constaté que la maison de repos toute proche éprouvait des difficultés de personnel, de matériel ou autre, ils ont proposé de l'aide. Cela s'est fait."