La police a déjà procédé à 150 arrestations après les incidents qui ont éclaté à Matonge annonce Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles, qui s'est exprimé sur Twitter ce dimanche soir.

"Après le rassemblement, des fauteurs de troubles et des délinquants ont délibérément provoqué les forces de l'ordre et dégradé le mobilier urbain. Ils s'en sont ensuite pris à des magasins pour les dévaliser comme de vulgaires voleurs. J'ai immédiatement demandé aux forces de l'ordre de disperser les fauteurs de trouble et de procéder à leur arrestation", a expliqué le bourgmestre. Dimanche en fin de soirée, la police comptait 150 arrestations. "J'espère que les images caméras nous permettront encore d'en arrêter d'autres. Je souhaite aussi que la justice puisse les condamner sévèrement", a poursuivi Philippe Close. Selon ce dernier, la Ville se portera partie civile et poursuivra via le mécanisme des sanctions administratives. "Je recevrai également dès demain (lundi) les commerçants qui ont subi des dégâts pour les indemniser au plus vite. Nous ne tolérons et ne tolérerons jamais l'impunité dans notre capitale", a-t-il ajouté.


Denis Ducarme demande des explications "sur les consignes de non-intervention policière"

Le ministre en charge des Indépendants, Denis Ducarme (MR) souhaite du ministre de l'Intérieur que celui-ci demande des explications aux autorités communales sur "les consignes de non-intervention" données à la police, après les incidents qui ont éclaté, dimanche après-midi, à Matonge et dans les rues avoisinantes au terme de la manifestation contre les violences policières et le racisme en général. Cette manifestation pacifique a réuni quelque 10.000 personnes sur la Place Poelaert, au pied du palais de Justice de Bruxelles.

À son terme, une centaine de casseurs s'en sont pris aux forces de l'ordre. Des poubelles ont été incendiées et des magasins ont été pillés, dans la chaussée d'Ixelles mais aussi le long du boulevard de Waterloo.

"En tant que ministre en charge des Indépendants, je demanderai à la Première ministre et au ministre de l'Intérieur qu'ils sollicitent les autorités communales pour que celles-ci fournissent des explications quant aux consignes de non-intervention qui ont été données, jusque tard dans l'après-midi, à la police. Cette absence de contrôles a conduit au pillage et au saccage de nombreux magasins", a affirmé Denis Ducarme. "Pour les commerçants, être confrontés à ces saccages après des mois de confinement est tout bonnement insurmontable", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la soirée, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, avait fermement condamné ces incidents. "Après le rassemblement, des fauteurs de troubles et des délinquants ont délibérément provoqué les forces de l'ordre et dégradé le mobilier urbain. Ils s'en sont ensuite pris à des magasins pour les dévaliser comme de vulgaires voleurs. J'ai immédiatement demandé aux forces de l'ordre de disperser les fauteurs de trouble et de procéder à leur arrestation. Nous ne tolérons et ne tolérerons jamais l'impunité dans notre capitale", avait-il assuré. Dimanche soir, la police avait procédé à quelque 150 arrestations.