Alors qu'un indéniable rebond des contaminations se traduit dans les chiffres qui suivent l'évolution de la pandémie en Belgique, alors que le spectre de la deuxième vague s'agite de plus en plus, la Première ministre Sophie Wilmès a tenu à préciser qu'au cas où la deuxième vague se matérialisait, notre pays et ses structures sont prêts.

"Tout d'abord, la meilleure façon de se préparer à cette deuxième vague est d'essayer de l'éviter", a glissé, en préambule, Sophie Wilmès. "Mais nous y sommes bien préparés, a-t-elle repris, concédant que, "bien sûr, il y a encore du travail à faire."

Concrètement : "la Belgique d'aujourd'hui n'est pas la même que celle de février. En quelques mois, nous avons: construit une expertise impressionnante dans la gestion des crises sanitaires avec l'aide du monde médical et scientifique; nous avons appris à travailler ensemble d'une manière jusque-là invisible entre les différents États fédéraux; et nous avons découvert nos forces et nos faiblesses et avons travaillé dur pour améliorer ces faiblesses. Nous continuerons de le faire."

Voici les trois outils que la Belgique entend utiliser pour faire face à une éventuelle deuxième vague :

  • Primo, une politique de tests massive. "Notre politique de testing nous vaut déjà d´être dans le top 10 mondial des pays qui ont le plus testé leur population par million d’habitants. Notre volonté est de maintenir notre capacité de test entre 30.000 et 45.000 tests journaliers pour septembre et l’élargir encore pour le mois d’octobre."
  • Deuzio, garantir un stock de masques buccaux, obligatoires dans certains lieux publics depuis le 11 juillet. "Malgré la pénurie et le chaos sur le marché mondial, nous avons constitué un stock stratégique de masques important. Fin août, nous détiendrons 200 millions de masques chirurgicaux, 33 millions de masques type FFP2, et 5 millions de masques de tissu, en plus de ceux qui sont déjà distribués gratuitement en pharmacie (18 millions d'unités en tout, NdlR).
  • Tertio, une politique hospitalière affinée. "Nous avons affiné le plan d'urgence dans les hôpitaux. Les régions continuent également à parfaire leur stratégie d’intervention en cas de foyer épidémiologique, notamment via des unités mobiles prêtes à intervenir très rapidement."