6 000 personnes. En deux ans d’existence, le hub humanitaire, un espace partagé entre Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, SOS Jeunes et la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés a pris 6 000 personnes en charge. Cet endroit, aujourd’hui situé dans le port de Bruxelles, permet aux personnes en situation de transit d’accéder à différents services, comme des consultations médicales ou psychologiques ou un accompagnement social.

Dans un communiqué de presse commun, les organisations actives au hub humanitaire indiquent avoir reçu en moyenne 250 personnes par jour, dont 15 à 20 % de femmes. Une attention particulière a été accordée à celles-ci, en raison de leur vulnérabilité mais aussi de leur invisibilité et, partant, de la difficulté à les atteindre. Les associations soulignent d’ailleurs que les différents projets (consultations de sages-femmes, psychologiques, mise en place d’un espace pour “créer du lien”, etc.) ont porté leurs fruits : entre janvier 2018 et juin 2019, la part des femmes présentes au hub est passée de 5,4 % à 17,4 %. Des mineurs ont également pu bénéficier d’un accompagnement social, alors qu’il n’existe selon SOS Jeunes “aucune prise en charge des autorités publiques censée intervenir”.

En moyenne, chaque mois, le nombre de consultations médicales tourne autour de 631. Le service de santé mentale géré par Médecins Sans Frontières effectue 207 consultations. Au niveau administratif, un service créé par la Plateforme citoyenne, 180 entretiens se déroulent chaque mois. La Croix-Rouge, notamment chargée de maintenir et rétablir les liens familiaux des personnes migrantes, qui perdent parfois leurs proches en cours de route, a offert 617 appels téléphoniques gratuits vers les pays d’origine.

D’après les organisations du hub humanitaire, tous ces services prouvent “qu’un mécanisme d’accueil et d’orientation positif et digne est possible et qu’il a un impact positif sur la santé, la vie et la dignité des personnes en transit”. Elles rappellent en outre que l’aide offerte par le hub ne crée pas d’appel d’air, le nombre de personnes (800) présente à Bruxelles restant stable au fil des années. Et d’appeler, une fois de plus, les autorités régionales et fédérales à trouver une solution structurelle “pour un accueil digne de ces personnes”.