Sophie Wilmès a annoncé hier des mesures fortes pour limiter la deuxième vague de Covid qui touche notre pays. De nouvelles règles difficiles à encaisser, mais qui sont évidemment nécessaires, rappelle Marc Van Ranst au Nieuwsblad: "Elles sont notre seul espoir. Annoncer un lockdown est très simple, mais c'est aussi économiquement nuisible. Ces mesures peuvent être tout aussi efficaces, mais nous devrons les respecter : ce n'est pas une seule mesure, mais toutes les mesures ensemble qui permettront d'arrêter le virus".

L'expert, qui était présent au CNS, explique que les effets de ces nouvelles mesures ne seront pas visibles directement, mais que cela ne doit pas nous décourager à les suivre. Selon lui, deux semaines se passeront avant que le nombre de nouveaux cas de contamination diminue. "Et pendant ces deux semaines, nous aurons des mauvaises nouvelles tous les jours. Tant de personnes à l'hôpital, tant de morts. C'est lourd, à un moment où tout le monde fait de son mieux. C'est pourquoi nous devons le (le plan imposé par les autorités, ndlr) soutenir ensemble", a-t-il insisté.

Pierre Van Damme, virologue de l’UAntwerp, pense de son côté qu'une analyse de la situation ne pourra être faite que dans quatre semaines. "Nous devons maintenant nous serrer la ceinture pendant au moins ces quatre semaines. Est-ce que ce sera fini ? Non, mais le virus commencera à bien diminuer. Et puis j'espère que nous ne nous arrêterons pas à quatre-vingts infections par jour, mais à une nombre entre zéro et vingt infections par jour. Ainsi, une recherche de contact performante pourra détecter les nouvelles infections et nous garderons un bon équilibre entre les deux", a-t-il précisé, aussi auprès de nos confrères du Nieuwsblad.