Ce rassemblement, le seul autorisé dans la capitale ce samedi, revendiquait plus de financements pour le secteur de la santé et plus de justice sociale en général. Rassemblés sous une banderole géante "Pas de profits sur nos vies", les professionnels de la santé étaient soutenus par des citoyens et d'autres mouvements de tous horizons. Ainsi, L'école en lutte, Extinction rébellion, Youth for climate, le Réseau de lutte contre la pauvreté, le secteur de la culture et de multiples associations féministes et LGBTQI+ sont venus soutenir les travailleurs de la santé, mais également faire entendre leurs propres revendications.

"Nous exigeons un système de santé accessible à tous, riches comme pauvres, des conditions de travail décentes qui nous permettraient de remettre l'humain au centre des préoccupations", ont clamé les organisateurs. "Il est totalement immoral de faire de l'argent sur la santé des gens. Nous demandons aussi la levée des brevets sur les médicaments et les vaccins."

Différents travailleurs du secteur de la santé se sont succédé sur scène pour témoigner de leurs conditions de travail. Parole a également été donnée, entre autres, aux enseignants, aux sans-papiers, aux associations féministes et à la culture. Le tout entrecoupé de quelques représentations musicales.

Les manifestants ont ensuite constitué un cortège qui s'est dirigé, rythmé par le son des tambours et des slogans, vers la gare du Midi où il est arrivé vers 18h, avant de se dissoudre peu de temps après. Malgré la présence de quelques fumigènes, l'évènement s'est déroulé dans une ambiance calme et bon enfant, sous une surveillance policière discrète.

La manifestation pour la santé est un mouvement international. Des rassemblements similaires ont également eu lieu ce samedi, notamment en France et en Italie, et se tiendront dans d'autres pays comme le Canada ou le Royaume-Uni dans les prochaines semaines. La santé en lutte, l'un des collectifs organisateurs, n'exclut pas la tenue d'une troisième édition.