La présidente du groupe d'experts chargé de l'Exit Strategy, Erika Vlieghe, s'est montrée optimiste pour le lancement de la première phase du déconfinement, ce lundi 4 mai. "Je suis plutôt confiante pour cette étape-ci, a-t-elle déclaré au micro de Bel RTL. Il s'agit d'une partie des entreprises dont on estime qu'elles ont eu le temps de se préparer ainsi que des transports en commun."

La cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital universitaire d'Anvers a toutefois insisté sur l'importance de ce début de déconfinement, à ne surtout pas sous-estimer. "Cette première étape est très importante, pour la suite, on va observer comment cela se passe, il ne faut pas être trop enthousiaste", a expliqué Erika Vlieghe. En effet, comme l'a précisé l'experte, la stratégie adoptée par la Belgique se mettra en place étape par étape. Une évaluation sera réalisée en continu pour voir si l'on peut passer à la suivante. "On va regarder plusieurs choses, a détaillé la présidente du GEES. Tout d'abord comment les choses se passent: s'il n'y a pas de foules, s'il n'y a pas de grands problèmes dans l'implémentation de tout ça. Au-delà de ça, on continuera à observer les chiffres bien entendu. On sera attentif également à la mise en place des tests et du tracing." La décision de passer ou non à la seconde étape sera prise sur base de ces observations dans le courant de la semaine.

Le masque n'est pas le remède miracle

Quoi qu'il en soit, l'experte est unanime: il est primordial de garder les comportements adoptés pendant le confinement.

À partir de ce lundi 4 mai, la Belgique impose aux citoyens de porter un masque dans certains endroits, tels que les transports en commun. Si l'experte a insisté sur la nécessité de respecter cette règle, elle a toutefois mis en garde à ses possibles dérives. "Le masque ça ne résout pas tout, c'est juste le glaçage sur le cake, mais le plus important c'est de continuer à réduire les contacts et de garder ses distances", a averti Erika Vlieghe sur RTL.

"Fin mai, on en saura plus pour les vacances à l'étranger"

Enfin, à la question que beaucoup de Belges se posent sur la possibilité ou non de partir en vacances à l'étranger, l'experte n'a pas encore pu apporter de réponse. "C'est trop tôt pour savoir, a-t-elle estimé. Je désire des vacances pour tout le monde, mais est-ce que ce sera des vacances comme avant, à l'étranger, je dois être honnête, je ne suis pas sûre." La cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital universitaire d'Anvers a ainsi expliqué qu'il faudrait d'abord voir comment la situation évolue avec le déconfinement. Qui plus est, la question des vacances ne dépendra pas que de la Belgique. "Il faudra se concerter avec les pays voisins, a conclu Erika Vliege sur RTL. Mais on pourra déjà y voir plus clair fin mai, ce sera une première étape".