La présidente du GEES (groupe d'experts chargés de l'exit strategy) a affiché son désaccord, ce jeudi 23 juillet, avec l'une des décisions prises par le Conseil national de sécurité. La mesure, qui concerne le maintien de la bulle de 15 personnes, a ainsi été pointée du doigt par la responsable du département des maladies tropicales de l'hôpital universitaire d'Anvers, qui aurait préféré voir diminuer les contacts sociaux. "Pour moi, le message doit être clair et nous devons le transmettre: moins il y a de contacts, mieux c'est. En réalité, même dix, c'est beaucoup", avait déclaré Erika Vlieghe à l'issue de la conférence de presse du CNS.

Des propos qui avaient étonné Jan Jambon. Le ministre-président flamand avait ainsi rapporté sur VTM que la présidente du GEES avait donné son accord pour que soit conservée la règle des 15 personnes.

"Inacceptable", a réagi à son tour Erika Vlieghe. L'infectiologue, visiblement mécontente, a fustigé le discours tenu par le nationaliste flamand, arguant que, comme les autres experts, elle était en faveur d'une bulle plus petite. "Si la communication des politiques se poursuit de la sorte, je n'hésiterais pas à démissionner de mon poste de présidente du GEES, a-t-elle conclu à nos confrères du Morgen.

Marc Van Ranst, également membre du GEES, avait émis une critique similaire à l'égard de la décision de maintenir la bulle à 15 personnes. "Malgré les recommandations du Celeval (Cellule d'Evaluation, ndlr), on a choisi de garder la bulle de 15 personnes et de ne pas la ramener à 10, alors que cela aurait constitué un signal fort", avait regretté le virologue de la KULeuven sur la VRT.