Le Conseil national de sécurité est resté prudent dans ses assouplissements, ce jeudi 20 août. Selon l'infectiologue Erika Vlieghe, cette décision s'explique par la volonté des autorités d'éviter que des événements mal organisés aient lieu, réunissant de nombreuses personnes. "Malheureusement, un certain nombre d'événements se sont tenus début juillet qui n'étaient vraiment pas bien organisés. Alors allons-y étape par étape", a décrété celle qui se trouvait à la tête du groupe d'experts chargés du déconfinement.

Pour les événements à l'intérieur, qu'ils soient sportifs ou culturels, la limite a été relevée à 200 personnes. Tandis que pour les événements extérieurs, elle a été relevée jusqu'à 400 personnes. Des dérogations pourront toutefois être accordées par le ministre compétent aux bourgmestres pour permettre de réunir plus de personnes dans une salle dans certains cas. Le secteur a déjà estimé que ce cadre était "irréalisable".

"Leur réponse me surprend, car nous en avons longuement discuté hier", a déclaré Erika Vlieghe. "La culture n'existe pas de manière isolée. Il y a d'autres événements. Nous étions préoccupés par les événements avec un très grand nombre de personnes. Nous voulions éviter qu'à court terme des événements mal organisés aient lieu avec un grand nombre de personnes ensemble. Ils présentent un plus grand risque." L'infectiologue a estimé que le gouvernement avait largement suivi les propositions des experts. "Nous pensions qu'il était particulièrement important de souligner qu'il était trop tôt pour un assouplissement majeur. La situation est encore délicate."

L'infectiologue a de nouveau participé au Conseil national de sécurité ce jeudi. Elle avait pourtant précédemment décidé de ne plus y participer suite à des déclarations de Jan Jambon. Le ministre-président flamand avait cité l'experte dans une interview pour défendre une mesure. Selon Vlieghe, le premier ministre a mis ses mots dans sa bouche. À la demande de la Première ministre Sophie Wilmès, elle est revenue à la table, mais elle n'a pas encore décidé si elle renouvellera l'expérience. "La relation entre politiques et scientifiques reste compliquée", a-t-elle conclu.