Réunies depuis 14 heures, les autorités ont décidé d'interrompre leurs discussions, ce vendredi 26 février. Les chiffres ont été jugés trop mauvais. Selon nos informations, le Commissaire corona, Pedro Facon, aurait dressé un état des lieux "apocalyptique" au début de la réunion, refroidissant tous les participants. Un nouveau Comité de concertation se tiendra la semaine prochaine, pour reprendre les débats au sujet des perspectives à offrir aux Belges et aux secteurs à l'arrêt.

Alexander De Croo a tout de même pris la parole à 16 heures pour apporter des explications aux Belges. "Cet après-midi, le Codeco n'a pas pris les décisions qu'il pensait prendre", a-t-il regretté. "La situation épidémiologique reste particulièrement délicate. Depuis plusieurs semaines, nous étions sur un plateau. Depuis quelques jours, les contaminations et les hospitalisations augmentent à nouveau. On observe une hausse dans tous les hôpitaux: cela nous force à rester prudents. Nous savons qu'il y a des variants plus contagieux. J'ai dit hier à la Chambre qu'il fallait absolument éviter de prendre des décisions irréfléchies: les chiffres d'aujourd'hui ne nous permettent pas d'assouplir les mesures. Ce serait irresponsable et insensé de relâcher les mesures à l'heure actuelle." 

Concernant les hôpitaux, le ministre de la Santé a précisé qu'ils devaient passer en phase 1B.   

"L'effet d'une douche froide"

C'est pourquoi les autorités ont décidé de faire "une pause". "Nous avons décidé de faire une pause d'une semaine qui nous permettra de suivre très attentivement la situation", a continué M. De Croo. "Si nous faisons ça, c'est pour éviter de prendre une décision qui mettrait à mal tout ce qui a été fait depuis des mois. Nous sommes face à une grosse incertitude. J'ai eu beaucoup de mal à prendre cette décision, ça me fait l'effet d'une douche froide. Mais je suis convaincu que le moment où nous pourrons assouplir les mesures n'est pas si lointain."

Une touche d'espoir

Le Premier ministre a tout de même tenu à apporter une touche d'espoir, expliquant que "le printemps de la liberté était à nos portes". "On pourra bientôt revoir nos amis, profiter des terrasses... mais à une condition: il faut faire preuve de prudence", a déclaré le libéral flamand. "Notre comportement est le seul moyen de lutter contre le virus. Il faut respecter les gestes barrières."

Quelques changements pour le 1er mars

La réouverture des métiers de contact (centres esthétiques,...) est bien actée pour ce 1er mars. 

Le couvre-feu sera qui plus est changé en Wallonie, qui adopte le même horaire que la Flandre (de minuit à 5 heures) à partir du 1er mars. A Bruxelles, il n'y a pas de changement, le couvre-feu reste le même (de 22 heures à 6 heures). "On s'est rendu compte ces derniers jours qu'il nous était bien utile au vu des rassemblements notamment dans les parcs", a expliqué Rudi Vervoort.

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