Ceux qui ne se plient pas aux règles seront désormais verbalisés sur-le-champ et les policiers effectueront des contrôles ciblés des établissements horeca ayant déjà enfreint les règles auparavant, indique vendredi Nicholas Paelinck, président de la Commission permanente de la police locale. Le port du masque buccal sera obligatoire dès samedi dans les rues commerçantes, les bâtiments publics, les marchés, les brocantes, les fêtes foraines et tout autre lieu à forte fréquentation, a décidé jeudi le Conseil national de sécurité (CNS).

La police renforcera dès lors ses contrôles. "Nous allons passer de la prévention et sensibilisation à une attitude purement répressive", affirme M. Paelinck. "Nous aurons le soutien de la police fédérale, disposons d'une réserve d'effectifs et avons réduit les congés (des policiers, NDLR)."

Le port du masque sera également obligatoire dans tous les établissements horeca, sauf pour les personnes attablées. Cette mesure s'ajoute à l'obligation du maintien de la distance de sécurité et celle du port du masque pour le personnel.

"Tout se passait bien au début, nous avons donné le temps (aux restaurateurs) de s'adapter. Nous constatons maintenant que certaines tables ont à nouveau été rapprochées et que le personnel ne garde pas toujours son masque. Nous savons qui sont les mauvais élèves et nous effectuerons des contrôles ciblés chez eux", prévient M. Paelinck.

Ceux qui ne respectent pas les mesures sanitaires risquent une amende de 250 euros, une somme qui grimpe à 750 pour les gérants.

La police surveillera également de manière plus stricte les rassemblements de personnes qui se forment dans les espaces publics après le couvre-feu imposé à l'horeca.