Selon le nouveau rapport d'évaluation des risques de l'agence européenne chargée de surveiller les épidémies, ce groupe affiche "une proportion plus élevée de cas graves ou d'hospitalisations", avec une hausse de la mortalité "déjà observée" ou "qui pourrait l'être bientôt".

L'inquiétude dans ces sept pays vient notamment du fait que la remontée des cas y concerne les personnes âgées, là où d'autres pays européens voient surtout des hausses de cas de Covid-19 chez des adultes plus jeunes, et donc moins à risques.

C'est le cas en Belgique qui, tout comme la Suède, quitte le groupe à faible risque des pays "à tendance stable" pour rejoindre ce groupe intermédiaire où elle retrouve dix autres pays (France, Autriche, Danemark, Estonie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie).

Ce groupe, a expliqué la directrice de l'ECDC, Andrea Ammon, se caractérise par un nombre de cas plus élevé et en augmentation, signalés en raison de l'augmentation des tests. La transmission s'y fait essentiellement entre jeunes, avec une faible proportion de notifications de cas graves et de décès.

Le risque y est qualifié de modéré. Mais ces derniers jours, la majorité de cette catégorie "semble se rapprocher des critères de classification en grande inquiétude", notamment du fait de nouveaux cas chez les personnes âgées, souligne l'ECDC.

Enfin, sont considérés comme dans une situation stable les pays restants, où le risque est "faible" pour la population générale et "modéré" pour les personnes à risque: Allemagne, Italie, Pologne, Finlande, Grèce, Chypre, Lituanie et, hors de l'UE, Norvège.

L'ECDC souligne que dans l'UE "la vulnérabilité de la population reste élevée, les données de prévalence disponibles suggérant que le niveau d'immunité dans la population est inférieur à 15% dans la plupart des régions de l'UE et du Royaume-Uni".

"Ce que nous observons dans de nombreux pays, pas seulement en Espagne, c'est qu'une large part des contaminations actuelles est due à des réunions privées, des grands dîners de famille ou toutes sortes de réunions avec des amis ou des proches", a souligné Andrea Ammon.

La patronne de l'ECDC a en revanche refusé d'appeler à une fermeture générale des magasins, restaurants ou bars. "Cela dépend de la façon dont il est possible d'assurer" ou non "les mesures basiques" de distanciation physique dans ces endroits, a-t-elle dit.

© AFP